Les 8 trucs à connaître sur les arrêts aux stands

© Getty Images/Red Bull Content Pool
Écrit par Etienne Caillebotte
8 fun facts sur les passages aux stands en F1 qui vous permettront de briller en société !
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Le trailer de The History of the Pit Stop
Le Grand Prix du Mexique aura lieu ce week-end. Une fois encore, pour les pilotes de Red Bull Racing comme pour les autres, un passage aux stands ultra-rapide pourrait faire la différence.
Que peut-on réaliser en l’espace d’un clin d’œil ? The History of the Pit Stop: Gone in Two Seconds raconte l’histoire des visionnaires qui sont à l’origine des techniques et des technologies permettant de réduire le temps passé aux stands. L’arrêt aux stands est désormais une étape qui dure moins de deux secondes.
Quand l’équipe de Red Bull Racing se prépare à effectuer un arrêt aux stands, c’est une véritable chorégraphie qui se met en place. Ce nouveau documentaire donne le ressenti des conducteurs et des mécaniciens lors de ce moment crucial d’une course de F1, où chaque milliseconde peut faire la différence.
Comment le travail d’équipe influence l’arrêt aux stands ? Qui change le plus rapidement un pneu ? Une personne seule ou une équipe entière ? Ça n’a l’air de rien, mais quand l’enjeu est de taille, chaque détail compte.
En cinquante ans, la Formule 1 a beaucoup évolué, tant au niveau de la réglementation qu’au niveau technique. Le passage aux stands est devenu un moment crucial lors d’un Grand Prix. Chaque geste est soigneusement répété et analysé. Voici 8 choses que vous avez toujours voulu savoir sur les arrêts aux stands, sans jamais oser le demander.

Un arrêt au stand durait plus d’une minute en 1950…

En 1950, un arrêt ravitaillement pouvait durer plus d’une minute. Une équipe de quelques mécaniciens s’affairait à changer les roues, pendant qu’un autre rechargeait l’engin en carburant. Un internaute s’est d’ailleurs amusé à comparer des images du Grand Prix d’Indianapolis en 1950 et du Grand Prix de Melbourne en 2013. L’écart est saisissant.

… alors qu’il peut durer moins de deux secondes en 2016

Faire un passage aux stands en moins de deux secondes, c’est possible. Red Bull Racing et Williams co-détiennent le record de l’arrêt aux stands le plus rapide de l’histoire. En novembre 2013, Mark Webber a ouvert la voie en réalisant un pitstop en 1 secondes et 92 centièmes au Grand Prix des Etats-Unis. Ce record a été égalé par Felipe Massa en juin 2016, et pourrait encore être battu si toutes les conditions sont réunies. « En pratique, nous sommes capables de faire des arrêts d’1.7s-1.8s - mais réussir ce chrono pendant une course avec le bruit, la pression et tout le reste, c'est peu probable que cela arrive. » déclarait Jonathan Wheatley fin 2013.

À une époque, le pilote pouvait sortir de sa voiture et changer une roue

Les adeptes de la discipline se souviennent sans doute de l’image de Juan Manuel Fangio sortant de sa voiture pour prêter main forte à ses mécaniciens. Dans les années 1950, un pilote de Formule 1 pouvait abandonner son cockpit pour changer une roue, true story.

La roue était changée à l’aide d’un marteau

Le marteau était un outil certes simpliste, mais essentiel à l’époque. Un mécanicien était capable de changer un pneu en 20 secondes. Heureusement, la technologie a évoluée.

La sécurité n’a pas toujours été assurée

Lors des premiers Grand Prix de Formule 1, l’équipement des mécaniciens était plutôt sommaire. Pas de casque, ni de combinaison. « Personne n’avait l’air d’avoir réalisé à quel point c’était dangereux » déclare Simon Mickleburgh, l’un des mécaniciens de Red Bull Racing.

La vitesse n’a pas toujours été limitée…

Même si cela paraît absolument invraisemblable aujourd’hui, la FIA n’a pas instauré de limitation de vitesse dans les stands avant 1994. Pour des raisons de sécurité, la vitesse a été limitée à 80 km/h sur les Grands Prix. Elle peut être réduite à 60 km/h selon le circuit.

…et même aujourd'hui, les fails se comptent par dizaine

De nombreux pilotes ont eu du mal à trouver leur stand ces dernières années. Le fail de Jenson Button en 2012 est l’un des plus mémorables. Au Grand Prix de Chine en 2011, le champion du monde s'est introduit sur le stand Red Bull, avant de se rendre compte de son erreur et foncer vers la ligne de McLaren.
Le rythme cardiaque d’un mécanicien explose à l’arrivée du pilote
Au repos, le rythme cardiaque d’un homme lambda varie entre 60 pulsations par minute et 100 pulsations par minute. Qu’en est-il pour un mécanicien de Formule 1 ? Lors du Grand Prix du Canada, l’équipe Red Bull Racing était munie de capteurs pour mesurer l’effet de l’adrénaline. Le rythme cardiaque d’un membre du crew a littéralement doublé en l’espace de quelques secondes quand Daniel Ricciardo est arrivé dans la pitbox.
Daniel Ricciardo arrive aux stands en Belgique
Daniel Ricciardo arrive aux stands en Belgique
The History of the Pit Stop: Gone in Two Seconds est disponible sur Red Bull TV.