Wil Dasovich competes at the Red Bull 400 Ascent at the Mt. Okura Ski Jump Stadium in Sapporo, Japan on March 15, 2026.
© Jason Halayko/Red Bull Content Pool
Fitness Training

Quand des créateurs fitness s'attaquent au 400 m le plus difficile au monde

Le Red Bull 400 est le 400 m le plus difficile au monde; ces créateurs de contenu ont relevé le défi pour savoir s'ils pouvaient survivre à une version amplifiée.
Écrit par Charlie Allenby
Temps de lecture estimé : 4 minutesPublished on
Lors de la toute première édition du Red Bull 400 Team Ascent à Sapporo, au Japon, 28 des créateurs les plus athlétiques au monde, venus de 20 pays, se sont attaqués à l'une des ascensions les plus brutales de la planète : la légendaire rampe de saut à ski d'Okurayama, avec une pente atteignant 37 degrés et 130 mètres de dénivelé positif qui n'offre aucun répit.
Le format classique du Red Bull 400, qui oppose les participants à un parcours de 400 m en montée sur une rampe de saut à ski, a été repensé : les concurrents devaient cette fois collaborer en équipe de quatre pour surmonter des épreuves supplémentaires de vitesse, de force et de coopération conçues par des athlètes professionnels, dans le but d'être couronnés vainqueurs de l'événement inaugural.

Apprécié dans le monde entier par les athlètes d’élite, les étudiants, par les professionnels très sollicités et par ceux qui font de longs voyages.

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La créatrice canadienne Taylor Learmont (@littletfitness), deux fois championne IFBB Fitness Pro et athlète hybride avec deux millions de followers Instagram, a participé à l'événement et avait encore assez d'énergie après la course pour enchaîner avec un entraînement des jambes avec une autre créatrice.
Mais qu'est-ce que ça prend pour compléter une version aussi éprouvante du 400 m le plus difficile au monde? De l'entraînement hybride au travail d'équipe de haut niveau, voici comment les créateurs les plus athlétiques de la planète ont surmonté leur propre Everest.
Emily Grosser participe à une compétition lors de la Red Bull 400 Team Ascent au stade de saut à ski Okurayama à Sapporo, au Japon, le 15 mai 2026.

Les muscles chauffent pour la sensation sur TikTok Emily Grosser

© Suguru Saito/Red Bull Content Pool

Quotation
Le Red Bull 400 Team Ascent ne se compare à rien de ce que j'ai fait dans le passé
Heber Cannon
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Moteur hybride nécessaire

Les créateurs ont dû relever trois épreuves distinctes dans le cadre de ce Red Bull 400 version Team Ascent. En plus de chercher à atteindre le sommet le plus rapidement possible, chaque série mettait à l'épreuve leur agilité, leur endurance et leur capacité à communiquer.
La première épreuve, imaginée par l'ultramarathonien Ruy Ueda reprenait le format standard du Red Bull 400, sauf que les points de l'équipe étaient calculés en fonction de la position de chacun de ses membres à l'arrivée. La deuxième, créée par Alexander Rončević, champion du monde HYROX Elite 15 en 2024, obligeait chaque équipe à porter un total de 40 kg pendant l'ascension.
Des participants s'affrontent lors de la Red Bull 400 Team Ascent au stade de saut à ski Okurayama à Sapporo, au Japon, le 15 mai 2026.

28 créateurs de contenu du monde entier se sont attaqués à la pente

© Suguru Saito/Red Bull Content Pool

Les trois meilleures équipes des deux premières manches accédaient à la finale. Lors de celle-ci, deux membres de chaque équipe s'élançaient en course à trois pattes sur les 200 premiers mètres. Le relais était ensuite transmis à un troisième coéquipier pour 100 m de l'épreuve de force, avant qu'un dernier membre conclue avec un sprint de 100 m jusqu'au sommet.
La nature multidisciplinaire du défi avantageait les athlètes hybrides du groupe. « Mon entraînement m'a bien préparée pour ce défi, parce que je travaille beaucoup en salle; beaucoup de musculation, mais aussi beaucoup de force et d'endurance, par exemple des squats lourds suivis de course sur tapis roulant », a expliqué Imke Salander, capitaine de l'équipe gagnante.
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Décomposer l'effort

Même dotés d'une force et d'un athlétisme hors du commun, les participants au Red Bull 400 Team Ascent ont eu du fil à retordre devant cette pente qui semblait insurmontable.
Pour venir à bout du défi mental et physique, la meilleure tactique était de diviser l'ascension en petits segments plutôt que de l'aborder d'un seul bloc.
Stien Edmund competes during the Red Bull 400 Team Ascent at the Okurayama Ski Jump Stadium in Sapporo, Japan on May 15, 2026.

Breaking the race down into sections was key

© Suguru Saito/Red Bull Content Pool

« Tout ce à quoi tu peux penser, c'est de mettre un pied devant l'autre, a confié Heber Cannon, réalisateur fitness et YouTuber. Quand tu y penses dans son ensemble, ça devient trop intimidant et trop grand à accomplir. Tu te concentres juste sur les cinq mètres devant toi, et quoi qu'il arrive, tu ne lâches pas.
« Le corps est capable de choses incroyables quand tu y mets de la volonté. Un pied devant l'autre, et tu finis par te retrouver en haut. »
Gérer son allure, et le fait de ne pas partir trop vite, est également crucial, a renchéri Marston Sawyers, créateur du duo Buttery Bros. « Tu peux vraiment partir à fond, mais dès le mètre 200, tout te rattrape. Ton corps réagit de façons que tu n'as jamais vécues, les muscles lâchent, et tu dois quand même rester dans la course. »
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L'union fait la force

L'aspect collectif du Red Bull 400 Team Ascent était une particularité inédite, et cela a représenté un défi supplémentaire pour les créateurs habitués aux sports individuels : mettre l'ego de côté pour le bien de l'équipe.
« Dans un contexte d'équipe, tu dois faire confiance aux autres et trouver des façons de communiquer pour que tout roule, a dit Cannon. On avait les jambes attachées ensemble. On n'avait jamais fait ça; on s'était rencontrés la veille. Mais on a dû faire comme si on était dans la même peau pendant une bonne quinzaine de minutes à gravir cette pente. »
« Le travail d'équipe a vraiment aidé à compenser nos faiblesses, parce qu'on avait une bonne énergie et on n'en voulait jamais à quelqu'un qui exprimait honnêtement ses limites, a ajouté Salander. C'est très important, c'est juste une question de communication. »