Disponible sur Playstation 4, Xbox One et Steam depuis ce 2 juin dans toutes les bonnes crémeries, Tekken 7débarque avec son lot de nouveautés, évolutions et petits défauts. Cette attente de deux ans était-elle justifiée ?
La réponse est plus que positive et aux indécis qui se demandent ce que propose ce portage, nous nous voulons rassurants et vous invitons à lire ce test.
Tekken 7 : le poing de fer 2017
Autant être clair dès le début, avec cet épisode Bandai Namco a décidé de jouer la carte de l’évolution à travers son développement sur l’Unreal Engine – ce qui donne au passage une conversion PC plus que réussie - mais aussi l’évolution de son gameplay, de son casting jouable (38 personnages, absence de Lei et Julia remplacés par des personnages plus modernes) et l’ajout d’un « vrai » mode histoire.
Quelle que soit la version jouée nous restons dans du 60 images par seconde constant, la direction artistique est toujours aussi fidèle à la licence et le rendu graphique, aussi fin que coloré, explose comme il se doit la rétine. Occlusion ambiante, effets météorologiques et le souci du détail en background des 21 décors tous autant différents les uns que les autres, voilà un tout qui nous rappelle pourquoi la recette des Tekken fonctionne encore aujourd’hui.
Les modes de jeu : il y en aura pour tout le monde
Intitulé « La Saga Mishima », le mode histoire – cumulant à lui seul plusieurs heures de jeu – se focalise sur la trame principale et est accompagné de tout un tas de scénarios centrés sur les personnages secondaires. Malheureusement, on est finalement confronté à un ensemble bien trop décousu, entre scènes cinématiques en CGI, via le moteur du jeu ou en dessins. Il manque clairement quelque chose dans la réalisation pour rendre l’expérience scénaristique – de base répétitive – mémorable.
S’en suivent des fonctionnalités de jeu en ligne comprenant les matchs classés, non classés et les tournois à double élimination. Même si les options classiques de type créer/chercher une session sont présentes, le coté classé quant à lui propose, en plus de la recherche de combats, le traditionnel échauffement d’avant-match. Petit bémol et pas des moindres : pas de bouton rematch dans un salon amical et pas de belle en classé.
Même si l’on déplore l’absence d’un tutoriel pour les mécaniques de base, le contenu hors-ligne est plus ou moins bien fourni avec de l’arcade, du versus, de l’entrainement et les combat au trésor. S’apparentant à un mode Survie, ce dernier mode précité laisse aux joueurs une solution alternative et plus douce pour obtenir à la fois de la Fight Money et des accessoires de personnalisation : à chaque victoire, l’utilisateur est récompensé et ce en fonction de son niveau. Et en parlant de personnalisation, système présent depuis Tekken 5, son abondance en choix de cosmétiques confirme le non-besoin pressant de quelconque DLC ou micropaiements. Il faut compter environ 350 objets de personnalisation par personnage et le même nombre dans la personnalisation du profil de joueur (image de profil, design des barres de vie etc…).
On termine avec la galerie, petit musée virtuel visant à regrouper toutes les cinématiques (y compris celles de fins) de tous les Tekken sortis sur consoles de salon. Débloquer ce contenu vous obligera à dépenser un certain montant de Fight Money.
Cependant, les adaptations Playstation 4 ont le droit à deux menus exclusifs. Le premier est le mode VR qui - avec l’aide évidente du casque Playstation VR – vous laisse affronter l’ordinateur dans un stage spécial crée pour l’occasion et dont l’attraction principale est d’offrir un point de vue différent grâce à la réalité virtuelle. Le second est le Jukebox, une possibilité pour intervertir chaque piste musicale de Tekken 7 par l’une provenant d’un ancien épisode de la série, de quoi plaire aux aficionados.
Les mécaniques de jeu : entre évolution et rééquilibrage
Même si cela a pu faire grincer des dents les puristes, elles ont été par exemple légèrement simplifiées du coté des contre-projections, moins punitives lorsqu’il s’agit de se relever en roulade ou moins frustrantes sur les pas de cotés. D’autres outils défensifs et offensifs ont fait leur apparition pour accentuer cette logique, en partie retravaillés pour réduire le gap entre les plus expérimentés et les moins bons. Tout d’abord le Power Crush, une option défensive qui peut s’apparenter à la Focus Attack de Street Figher IV mais en mieux équilibrée : plus vous absorbez de coups et plus vos points de vie diminuent. Et enfin le Rage Mode, déjà présent dans Tekken 6 et Tekken Tag Tournament 2. Cette option offensive se voit dotée de deux alternatives comme le Rage Art (une super attaque sous forme de cinématique aux immenses dégâts) et le Rage Drive (une version améliorée/EX d’un coup). Ces mécaniques de combat rappellent celles des jeux de baston en 2D et l’intégration dans le casting jouable d’Akuma/Gouki de la licence Street Fighter se fait d’autant mieux. Finalement, les habitués de la 2D y trouveront aussi leur compte.
Et après ?
Même si les précommandes ont permis d’obtenir Eliza, vampire issue de Tekken Revolution, les plans pour ajouter d’autres protagonistes sont bel et bien d’actualité. Pour cela un Season Pass est déjà disponible et va ouvrir la voie à deux combattants supplémentaires. Provenant de franchises extérieures à Bandai Namco, l’un est programmé cet été alors que l’autre sera prêt pour cet hiver. Le reste de ce Season Pass donnera accès à un mode de jeu unique et 30 costumes métallisés.
De plus, l’éditeur mise aussi sur l’eSport en organisant sa propre série de tournois officiels sur Tekken 7 : le Tekken World Tour. Similaire au Capcom Pro Tour, les 16 meilleurs joueurs d’Europe, d’Asie et d’Amérique auront cette année l’opportunité de se qualifier pour les finales mondiales en prenant part à plusieurs étapes dans leur région respective. À la clé, plus de 200 000 dollars de gains à se partager entre les 8 meilleurs. Plus d’informations sur ce site.
Alors ce Tekken 7 ?
Finalement on ne peut que recommander ce Tekken 7. Même si l’attente était longue, le résultat est loin d’être décevant. Cette attente est justifiée par du contenu abondant, fait suffisamment rare de nos jours pour être souligné. Ajoutez à cela son gameplay retravaillé pour répondre aux attentes des plus néophytes sans forcément déboussoler les plus aguerris ou ses graphismes agréables à l’œil, tout autant que sa jouabilité manette en main. Un résultat qui nous amène à classer ce jeu de combat comme une référence. Ses seuls défauts résident finalement autant dans ses chargements un peu longs que dans son mode histoire au scénario médiocre. Mais pas de quoi amputer au final la qualité de cette production.
Verdict : On recommande !






