Le joueur de tennis Dominic Thiem évolue sur un court en dur, la surface la plus répandue sur le circuit professionnel.
© Mirja Geh/Red Bull Content Pool
Tennis

Quelles sont les différences entre les surfaces des courts de tennis ?

Terre battue, dur, gazon : les surfaces des courts de tennis, leur rebond, vitesse et caractéristiques.
Écrit par Red Bull France
Temps de lecture estimé : 6 minutesUpdated on
Alors que Wimbledon bat son plein, l'US Open pointe déjà le bout de son filet. Du 23 août au 13 septembre, Flushing Meadows accueillera les meilleurs joueurs et joueuses de tennis de la planète, dont un Carlos Alcaraz remis de sa blessure au poignet. Mais au fait, puisque Matteo Berrettini devra passer du gazon londonien au dur new yorkais, quelles sont les différences entre les surfaces qui recouvrent les courts de tennis ? Revêtement, vitesse, glissade, rebond... on vous dit tout.
01

Wimbledon et son gazon

On l'a dit, pour l'heure, les superstars de la petite balle jaune arpentent les allées, et surtout les courts, de la banlieue sud-ouest de Londres. Lorsque l'on participe au tournoi de tennis le plus ancien au monde, certaines choses sont de coutume, comme arborer une tenue presque exclusivement blanche, mais aussi évoluer sur une surface particulière : du gazon fraîchement coupé.
Des normes strictes
En Angleterre, on ne plaisante pas avec les pelouses. À Wimbledon, ce cliché prend tout son sens. Toute l'année, un processus ultra précis est mis en place et rigoureusement respecté. Après une édition, certains courts sont scalpés, d'autres stérilisés à la vapeur pour éliminer tout parasite potentiel. Ensuite, il est temps de réensemencer. Pendant l'hiver, les équipes laissent les plantes atteindre les 13 mm, et à l'approche du tournoi, ils réduisent progressivement cette hauteur pour arriver aux 8 mm requis. Pas assez ? Le rebond est finalement testé un peu partout sur chaque court, en lâchant la balle à 2,54 m du sol, pour obtenir un saut à 80% de la hauteur initiale.

Le Red Bull Original

Red Bull Energy Drink

Red Bull Energy Drink
L'impact du gazon sur le jeu
Évoluer sur ce type de surface entraîne des différences par rapport aux autres tournois du Grand Chelem, et c'est d'ailleurs ce qui fait tout le sel du circuit ATP. À l'époque du Big Three, Roger Federer régnait en (quasi) maître sur Londres, alors que ses concurrents avaient d'autres préférences (on y reviendra).
Au All England Lawn Tennis & Croquet Club, la balle rebondit moins haut et sort donc plus vite des limites du court. Initialement, les joueurs qui affectionnent le service-volée brillaient donc particulièrement. Aujourd'hui, cet état de fait a un peu évolué. La pelouse étant de plus en plus haute, les échanges tendent à ralentir, et d'autres joueurs ont donc pu s'épanouir sur le gazon britannique.
02

Le dur de l'US Open

Dominic Thiem en action sur un court de tennis en dur lors d'une séance photo.

Dominic Thiem en action

© Samo Vidic/Red Bull Content Pool

Certains aiment aller dans le sens des aiguilles d'une montre. Nous, on va dans celui du calendrier ATP. Après l'Angleterre, l'élite du tennis est attendue dans la Grosse Pomme. Là-bas, les joueurs évoluent sur du "dur". Assez simplement, ce terme fait référence à du béton, de la résine et d'autres revêtements relativement bruts. Du fait du faible entretien nécessaire pour le maintenir en état, c'est le type de surface le plus répandu, que l'on parle de courts amateurs ou de tournois.
N.B. : Contrairement aux courts de Wimbledon qui sont instantanément reconnaissables avec leur vert rafraîchissant, sur le court Arthur Ashe, la surface est bleue.
L'impact du dur sur le jeu
Aujourd'hui, les joueurs évoluent sur du Laykold, un mélange d'asphalte, de béton, de caoutchouc, de silice et de résine. Ce revêtement permet un jeu un peu moins rapide que le Decoturf, son prédécesseur sur les courts américains. Pour résumer simplement : le dur est à mi-chemin entre le gazon et la terre-battue.
03

L'Open d'Australie

L'Open d'Australie se joue en début d'année, il est donc le premier grand rendez-vous de la saison. Comme l'US Open, ce tournoi du Grand Chelem se joue sur surface dure. Malgré cette appellation similaire, des différences existent. Dans les faits, l'Open d'Australie s'appuie sur un revêtement synthétique nommé GreenSet, le même qui est employé au Rolex Paris Masters, le Masters 1000 de la capitale française.
Comme toutes les surfaces dures, le GreenSet est classé en tant que revêtement moyennement rapide, une qualification qui a plutôt réussi à Novak Djokovic, titré 10 fois au pays des kangourous.
04

La terre-battue de Roland-Garros

Matteo Berrettini s'apprête à servir sur la terre battue lors du Masters 1000 de Rome, l'un des principaux tournois de tennis sur cette surface.

Matteo Berrettini au Masters 1000 de Rome

© Gabriele Seghizzi/Red Bull Content Pool

C'est l'instant cocorico, il est temps d'aborder le Grand Chelem de la Porte d'Auteuil. Avec Wimbledon, on est sans contestation aucune sur un tournoi reconnaissable en un éclair. Forcément, comme les Internationaux d'Italie ou le Mutua Madrid Open, la terre-battue orangée y est pour quelque chose.
Un entretien rigoureux
Ici, pas question de replanter quoi que ce soit ou de mesurer la hauteur de l'herbe. La terre-battue de Roland-Garros est décompactée au début du printemps pour être remise en état et fin prête pour l'arrivée des joueurs. Elle est faite de calcaire et de brique pilée et nécessite le travail acharné de plus de 184 personnes par édition. Tous les 15 ans, le mélange est entièrement refait, tout ceci est donc un défi logistique de poids (il faut environ 1,5 tonne de brique pour recouvrir le Chatrier).
Une surface à part
Si le dur est une surface de vitesse moyenne et que l'herbe de Wimbledon est considérée comme rapide, en toute logique, la terre-battue en est l'antithèse. Sur l'ocre parisienne et ailleurs, les gros défenseurs se régalent grâce aux rebonds hauts de la balle. Rafael Nadal, connu pour ses coups droits liftés qui prennent de l'altitude et sont difficiles à négocier, a notamment soulevé 14 fois la Coupe des Mousquetaires. Il n'est pas rare de voir des échanges très longs Porte d'Auteuil, mais aussi des glissades très impressionnantes pour sauver une balle qui, à Wimbledon, aurait déjà mis fin au point.
Dominic Thiem monte au filet sur un court en terre battue, une surface qui favorise les longs échanges et les variations de jeu.

Thiem au filet

© Alexander Schwarz/Red Bull Content Pool

Ces différences, facilement identifiées via le palmarès des trois légendes du tennis moderne, sont tout aussi réel pour le reste du circuit professionnel. Chaque année, les grands segments de Daniil Medvedev, titré à New York et trois fois finaliste en Australie, semblent errer sur les courts parisiens. De son propre aveu en abordant sa saison sur la surface : "À chaque fois que ça se termine, je suis content."
Finaliste à Wimbledon, demi-finaliste à l'Australian Open, à l'US Open et quart de finaliste à Paris, Matteo Berrettini fait peu de cas de ces considérations.
05

FAQ

Quelles sont les dimensions d'un terrain de tennis ?
Un terrain de tennis mesure 23,77 mètres de long pour 8,23 mètres de large. En double, on passe à 10,97 mètres.
Quels types de surfaces existent pour les courts de tennis ?
Au total, il existe quatre types de surfaces de tennis : le gazon, le dur, la terre-battue et les "carpet courts" ou courts en moquette. Ces derniers ne sont plus utilisés chez les pros, ils faisaient toutefois partie des plus rapides, juste derrière l'herbe de Wimbledon.
Quelle est la surface la plus rapide au tennis ?
Le gazon est la surface la plus rapide.