Gaming
Depuis une petite dizaine d'années, le jeu dans le nuage (en bon français) est un des défis des constructeurs. Si on peut avoir l'impression qu'il a été mis de côté, ce n'est pas vraiment le cas. Mais d'abord, savez-vous vraiment ce qu'est le cloud gaming ?
Qu'est-ce que le cloud gaming ?
Pour le résumer grossièrement, le cloud gaming est tout simplement le versant vidéoludique du cloud computing. Mais encore faut-il savoir de quoi il s'agit. Pour le dire simplement : il ne s'agit ni plus ni moins que d'un ordinateur fonctionnant à distance, lequel vous renvoie un flux vidéo. En lieu et place d'un ordinateur à domicile, ce sont des serveurs situés à plusieurs dizaines (voire milliers) de kilomètres qui vont effectuer les tâches que vous leur confierez.
Mais qu'est-ce que ça change pour l'utilisateur exactement ? C'est là toute la beauté de la chose : si le service est de qualité, cela ne changera absolument rien de votre côté. Quel intérêt alors ? Ils sont multiples. Tout d'abord, cela vous permet de bénéficier d'une machine plus puissante à moindres frais (le cloud computing étant généralement proposé sous forme de location et donc d'abonnement). Oui, votre petit ordinateur Lenovo Thinkpad d’entreprise peut se transformer en véritable machine de guerre grâce au cloud.
La puissance de calcul de votre ordinateur devient aussi beaucoup plus mobile. Que vous soyez en voyage d'affaires, chez des amis ou en train de visiter Mémé dans la Drôme, vous pouvez accéder à votre ordinateur principal grâce à la puissance du cloud.
Il va également sans dire que grâce à son modèle économique, le cloud computing sied particulièrement bien aux personnes ayant besoin d'un ordinateur de façon ponctuelle. Étant la plupart du temps proposées par abonnement sans engagement, les formules permettant l'accès à un ordinateur dématérialisé ciblent donc autant les joueurs que les professionnels.
Le cloud gaming correspond donc à un jeu vidéo — y compris les titres AAA les plus exigeants graphiquement — exécuté du côté des serveurs, et renvoyé au client via un flux vidéo lisible sur n'importe quel écran (téléviseur, ordinateur, smartphone, tablette). Si la connexion de l’utilisateur est suffisamment bonne, il interagit avec son jeu de l'exacte même façon que s’il y jouait sur son ordinateur personnel ou sa console de salon — avec un clavier ou une manette.
Une technologie d’avenir qui ne date pas d’hier
Croyez-le ou non, mais l'idée du cloud gaming n'est pas née de la dernière pluie. En fait, les geeks de la Silicon Valley en rêvent depuis un petit moment déjà.
Pour preuve : la première démonstration d'un jeu exécuté à distance remonte en fait à (feu) l'E3 2000, où l’entreprise finlandaise G-Cluster parvient à faire tourner un titre sans qu'aucune console ni ordinateur ne soit présent sur scène. Seul un petit boîtier connecté en Wi-Fi (soit un débit exceptionnel d'environ 256 kb/s à l'époque) sert d'interface entre la manette du présentateur et les serveurs de l'entreprise.
Depuis, un nombre impressionnant de prétendants ont tenté de s'approprier cette technologie. On peut citer le studio allemand Crytek (derrière la licence Crysis), qui abandonnera rapidement l'idée, mais aussi un certain nombre de FAI français qui, dans les années 2010, ont chacun lancé leur service de cloud gaming en partie basé sur la technologie de G-Cluster.
Mais alors pourquoi ça ne prend vraiment que maintenant ? La réponse est toute simple : la technologie a bien progressé depuis. Les fermes de serveurs ont poussé un peu partout dans le monde, et les utilisateurs sont de mieux en mieux équipés en fibre optique. Mais plus encore que le versant technologique, ce sont les usages d'aujourd'hui qui font du cloud gaming un pari d'avenir pour les constructeurs.
L'heure n’est-elle pas venue pour le jeu vidéo de faire sa révolution et de briser l’éternel clivage qui persiste entre constructeurs et à chaque nouvelle génération de console ? Voilà en quelque sorte l’une des nombreuses promesses portées par le cloud gaming.
Alors, quels sont les meilleurs services pour le cloud gaming ?
Xbox Cloud Gaming (avec Game Pass)
Parmi les constructeurs qui ont fait du cloud gaming un de leurs objectifs, Xbox est en tête de liste. Son service est disponible depuis l'été 2021 sur la plupart des plateformes. La seule condition pour vivre l'expérience : avoir une manette Xbox.
Mêlé à son offre Game Pass, le cloud gaming vert de Microsoft offre des centaines de titres mis à jour chaque mois. Et pour les abonnés au Xbox Game pass Ultimate, vous pouvez bénéficier de bonus exclusifs a l'offre, comme les derniers jeux « gratuitement » dès leur sortie.
Recommendations :
- Débit minimum recommandé : 20 Mb/s
- Appareils compatibles : Android, iPhone, iPad, Windows, TV Samsung, TV sous Android TV et Google TV et toutes les consoles depuis la Xbox One
- Jeux : Catalogue Game Pass
- Coût : 8,99€/mois à 20,99€/mois
PlayStation Plus
Un temps nommé PlayStation Now, le service de Sony est désormais inclus dans votre abonnement en ligne. Pour les possesseurs de l'offre Premium — soit le plus cher —, vous avez accès au catalogue entier, dont les jeux rétrocompatibles.
Et si vous êtes chez un ami, ou que votre conjointe réquisitionne la TV pour regarder sa série, pas de panique ! Le PlayStation Portal est la solution physique du cloud (oui, c'est possible). Une DualSense coupée en deux, un écran au milieu, et hop ! Un appareil est né. Utilisez la lecture à distance de la console ou le cloud pour jouez à vos licences favorites.
Recommendations :
- Débit minimum recommandé : 40 Mb/s
- Appareils compatibles : PS5, PS Portal, PS4, PC (Windows)
- Jeux : Catalogue PlayStation
- Coût : 19,99€/mois
Shadow PC
Lancé en 2015 par l’entreprise française Blade, Shadow figure sans mal parmi les services de cloud computing les plus connus du grand public. Remarquez la phrase précédente : nous écrivons effectivement "computing" et non pas "gaming".
Shadow vous propose de louer un ordinateur complet hébergé dans le cloud. Vous avez accès à Windows, à la suite Office si vous le désirez, et pouvez même vous encombrer de Copilot si tel est votre souhait. Mais pourquoi l’inclure à cette sélection alors ? Simplement parce que Shadow axe sa communication en majorité sur les joueurs.
Mais qu'on ne s'y trompe pas. Selon sa philosophie, Shadow ne propose aucun jeu dans ses différents abonnements. La marque vends deux catégories d'offres : Shadow PC et Shadow PC Pro. Il vous faudra donc acheter vous-même les titres qui vous font envie. Notez que la capacité de stockage minimale est de 512 Go, pouvant monter jusqu'à 5 To.
Accessible sur PC, Mac, Linux, Android et iOS et même navigateur, Shadow vous fait profiter d’un ordinateur particulièrement bien doté pour profiter de vos jeux vidéo en qualité optimale. De plus, le matériel est mis à niveau ponctuellement afin de toujours rester dans le coup. Par exemple, l'abonnement minimal propose une carte graphique Nvidia 4060, l'avant-dernière génération du constructeur.
Recommendations :
- Débit minimum recommandé : 15 Mb/s
- Appareils compatibles : PC, Mac, Ubuntu, Raspberry Pi, Navigateur, iOS, tvOS, Android et Android TV
- Jeux : Catalogue PC
- Coût : 32,99€/mois à 74,99€/mois
Nvidia GeForce Now
Lancé en 2020 après plusieurs années de bêta fermée, GeForce Now permet d'accéder à plus de 4000 jeux, issus des plateformes de PC comme Steam ou l'Epic Games Store ou le Microsoft Store. Déclinaison directe de Nvidia GRID, qui permettait aux tablettes et boîtiers Shield de profiter de certains jeux en streaming, GeForce NOW a de belles et solides cordes à son arc.
L'avantage du Nvidia GeForce, c'est que la puissance de calcul nécessaire est prise en charge par les serveurs Nvidia. Petit point négatif à noter : en fonction de votre offre, vous pouvez avoir une limite de temps de jeu imposée. Mais le constructeur proposes également des passes journaliers pour tester les offres Performance et Ultime.
Recommendations :
- Débit minimum recommandé : 20 Mb/s pour de la 720p, 30 Mb/s pour du 1080p, 50 Mb/s pour de la 1440p
- Appareils compatibles : Nvidia Shield, Android, iOS et iPad (web), Windows, macOS, Smart TV
- Jeux : Catalogue PC
- Coût : Gratuit à 21,99€/mois
Amazon Luna
Le géant américain a lancé son propre service de cloud en 2020. Si vous avez l'impression d'en avoir jamais entendu parler, c'est normal : le projet est sur le déclin.
L'offre est intéressante si vous êtes déjà abonné au service Prime. Vous avez accès à certains jeux gratuitement, mais il faut souscrire un autre abonnement supplémentaire à 9,99€ par mois pour agrandir le catalogue.
L'un des points forts d'Amazon Luna, c'est le lien direct entre le service de cloud gaming et Twitch. Si vous voyez Kameto jouer à un titre sur Luna, vous pouvez le lancer en un clic.
À noter que depuis le 10 avril 2026, Amazon Luna a arrêté de vendre des bouquets tiers avec son abonnement.
Recommendations :
- Débit minimum recommandé : 10 Mb/s pour du 1080p, 35 Mb/s pour de la 4K
- Appareils compatibles : iPhone et iPad (via Safari), Android, Windiows, Mac, Fire TV
- Possibilité de jouer sur 2 appareils simultanément
- Jeux : Catalogue Amazon Luna
- Coût : Gratuit à 9,99€/mois
Le cloud gaming, un début d'échec ?
Il est encore difficile de répondre précisément à cette question, tant les usages sont différents. Par rapport à il y a 7 ans, les services de cloud gaming ont connus des montagnes russes. Certains sont encore vivants, quand d'autres ferment leurs portes ou sentent la fin arriver.
Les constructeurs comme Xbox ou PlayStation renforcent leurs offres, quand d'autres marques éloignées du gaming comme Amazon ou Netflix s'y lancent pour ouvrir leurs panels de services.
« On mesure notre progression par l'engagement, et la dynamique est encourageante : les heures cloud du Game Pass sont en hausses de 45% par rapport à l'année dernière », a déclaré fin 2025 Phil Spencer, ancien PDG de Xbox.
Un service en progression, mais qui n'est pas majoritaire. Compliqué d'y prendre plaisir si l'on est dans les transports ou si la connexion est trop faible. Pour autant, les constructeurs mettent toujours le cloud gaming au centre de leurs préoccupations.
Pourquoi le cloud gaming est problématique ?
À chaque technologie ses vices et vertus. Et le cloud gaming n’est certainement pas l’exception qui viendrait confirmer la règle. Si l’on peut se réjouir que son modèle vienne œuvrer à mettre le jeu vidéo au même rang que d’autres divertissements (allez, osons le terme « art »), on ne peut balayer d’un revers de la main les problématiques denses qu’il tisse sur l'autel de la démocratisation du médium.
Le terme de démocratisation du jeu vidéo est d’ailleurs déjà galvaudé. Démocratisé pour qui ? Pour celles et ceux suffisamment bien lotis pour bénéficier d’une solide connexion Internet leur ouvrant grand les portes du cloud. Certainement pas pour les joueuses et joueurs implantés dans les innombrables zones grises de l’Hexagone (pour ne parler que de notre pays). D’ailleurs, la part de connexions en fibre optique dans le total de connexions Internet en France n’était que de 27,6% en 2020 selon l'OCDE. C’est dire si des efforts restent à produire. Et sans même parler d’un accès pur et simple aux services de cloud gaming, il faut aussi compter avec une latence encore bien présente sur les offres actuelles. Latence qui, même réduite, anéantit toute possibilité de développer des activités esportives sur une telle technologie.
Corolaire direct de ces considérations techniques, ne faudrait-il pas s’inquiéter des conséquences écologiques d’une telle circulation de données ? Les services de SVOD comme Netflix prennent une bonne partie de la consommation mondiale. La plateforme rouge en représente d'ailleurs 15%. Et il n'est pas certain que les énergies renouvelables soient une de leurs priorités pour compenser.
Il est légitime de se poser des questions écologiques sur le cloud gaming. À l'heure de la surconsommation des énergies avec l'IA, rajouter le cloud gaming par dessus peut provoquer des serveurs qui doivent encore améliorer leur structure, signe d'une pollution encore plus grande.
La rémunération des développeurs au cœur du débat
Dernière pierre d’achoppement à la révolution du jeu vidéo par le cloud gaming : le cas des développeurs. Aujourd’hui, la mise sur le marché d’un jeu est relativement traditionnelle. Un studio de développement conçoit un jeu et s’entiche (ou pas) d’un éditeur qui s’occupe de la distribution et de la promotion. En bout de course, les deux partenaires se partagent le gâteau en parts plus ou moins généreuses selon les clauses du contrat qui les lie. Élémentaire.
Mais avec les services de cloud gaming, ce sont finalement toutes les cartes de l’industrie qui sont rebattues. Mais qu’en est-il de leur rémunération dans le cas du streaming ? Dans le circuit de distribution traditionnel, les studios touchent simplement une part des revenus générés par les ventes de leur jeu. Mais quid des autres services de cloud gaming qui, contre un abonnement mensuel, donnent accès à des centaines de jeux sans surcoût ?
Jusqu’à présent, le modèle économique qui s’est imposé au fil des ans est celui du « pay per hour » (paiement à l’heure). Autrement dit : plus un jeu est joué dans la durée, plus ses créateurs (ou ses ayants droit) sont rémunérés. Un modèle directement inspiré de celui des plates-formes de streaming musical, qui conditionnent le revenu des artistes au nombre d'écoutes accumulées (« pay per play ») .
Seulement, il y a un hic. Il n’aura fallu qu’une dizaine d'années pour que ce modèle du « pay per play » ne vienne modifier en profondeur les processus créatifs des artistes de la nouvelle génération. Prenant acte qu’en 2025, 69,6% des revenus de l’industrie musicale provenaient des plates-formes de streaming comme Spotify ou Apple Music.
Faut-il s’attendre à pareil changement de paradigme pour le médium vidéoludique ? Si le cloud gaming devait vraiment se substituer au jeu vidéo traditionnel, il y a fort à parier que oui. Souhaitant simplement être rétribués dignement pour leur travail, on imagine sans peine que des studios seraient prêts à conditionner leur vision artistique pour rendre les systèmes de jeux moins complexes et plus gratifiants sur le court terme.
Quant à savoir si ce changement est souhaitable sous prétexte qu’il rendrait le jeu vidéo plus accessible, c'est un débat qu’il ne nous appartient pas de résoudre aujourd’hui.
Avantages et inconvénients du cloud gaming
Les avantages
- Pas besoin de matériel puissant : joue à des titres AAA sur un PC basique, un smartphone ou une smart TV.
- Accès instantané : plus de téléchargements ni d'installations de plusieurs dizaines de Go.
- Multi-appareils : reprends ta partie sur n'importe quel écran, où que tu sois.
- Coût réduit à l'entrée : un abonnement mensuel plutôt qu'une console à 500 €.
- Toujours à jour : les mises à jour et la maintenance sont gérées côté serveur.
Les inconvénients
- Dépendance à la connexion : sans Internet stable et rapide, l'expérience se dégrade immédiatement.
- Latence incompressible : même réduite au minimum, elle rend le cloud gaming peu adapté à l'esport de haut niveau (FPS compétitifs, jeux de combat).
- Catalogue limité : les jeux disponibles dépendent du service et peuvent être retirés à tout moment.
- Consommation de données : jusqu'à 8-15 Go par heure en 1080p, selon les services.
- Impact écologique : la charge des serveurs génère une consommation énergétique significative.
Comparatif rapide des services de cloud gaming
Service
Prix
Débit minimum
Appareils
Catalogue
Xbox Cloud Gaming
8,99 € – 20,99 €/mois
20 Mb/s
Android, iOS, PC, TV, Xbox
Game Pass
PlayStation Plus
19,99 €/mois
40 Mb/s
PS5, PS4, PS Portal, PC
PlayStation
Nvidia GeForce Now
Gratuit – 21,99 €/mois
20–50 Mb/s
PC, Mac, Android, iOS, TV
Catalogue PC (Steam, Epic…)
Shadow
32,99 € – 74,99 €/mois
15 Mb/s
PC, Mac, Linux, iOS, Android
Catalogue PC complet
Amazon Luna
Gratuit – 9,99 €/mois
10–35 Mb/s
iOS, Android, PC, Mac, Fire TV
Catalogue Amazon Luna
Grande avancée de ces dernières années, le cloud gaming a encore de beaux jours devant lui. Reste à savoir si les usages vont complètement changer, ou si ce service deviendra secondaire.
FAQ
Quel est le meilleur service de cloud gaming ?
Le meilleur service de cloud gaming, c'est celui qui correspondra le plus à vos besoins. Si vous êtes un adepte des jeux Sony, choisissez PlayStation. Si vous souhaitez un grand catalogue de jeux et y jouer sur une multitude de plateformes, choisissez le Game Pass d'Xbox et Microsoft.
Quels sont les services de cloud gaming gratuits ?
Il existe peu de services de cloud gaming gratuits. Nvidia, via son offre GeForce Now, propose de jouer gratuitement, mais vous êtes limités dans le temps. La principale raison de tous ces abonnements payants, c'est la consommation énergétique des serveurs.
Comment installer le cloud gaming ?
Aller directement sur le site ou l'application de votre service de cloud gaming, connectez un accessoire si besoin (comme pour Xbox) et lancez-vous !
Quelle connexion internet est nécessaire pour le cloud gaming ?
Pour une session de jeu agréable, la connexion Internet est le nerf de la guerre. En règle générale, comptez au minimum 15 à 20 Mb/s pour jouer en 720p, et 30 Mb/s ou plus pour du 1080p stable. Chaque service a ses propres recommandations détaillées (voir les fiches ci-dessus).
Le paramètre le plus critique n'est pas tant le débit que la latence (le fameux "ping") : idéalement en dessous de 40 ms pour une expérience fluide. Au-delà de 80 ms, vous ressentirez un lag perceptible — particulièrement gênant dans les jeux FPS ou les titres compétitifs où chaque milliseconde compte.
Sur smartphone, le cloud gaming fonctionne bien en Wi-Fi 5 GHz ou en 5G, mais reste plus capricieux sur réseau mobile 4G instable.
Le cloud gaming fonctionne-t-il sur smartphone ?
Oui. La plupart des services (Xbox Cloud Gaming, GeForce Now, Amazon Luna…) sont compatibles iOS et Android. Le cloud gaming sur smartphone fonctionne très bien en Wi-Fi ou en 5G. Sur réseau 4G, l'expérience peut être moins stable selon votre opérateur et votre localisation.
Peut-on jouer en compétition (esport) en cloud gaming ?
C'est le principal point faible du cloud gaming : La latence résiduelle — aussi appelée lag — rend le cloud gaming peu adapté aux jeux compétitifs de haut niveau (FPS, jeux de combat, e-sport). Chaque milliseconde de délai supplémentaire peut faire la différence dans un duel ou une réaction rapide. Pour un usage casual ou des jeux au rythme plus lent (RPG, stratégie, jeux de sport), l'expérience est tout à fait satisfaisante.
Le cloud gaming consomme-t-il beaucoup de données ?
Oui. Une session en 1080p peut consommer entre 8 et 15 Go par heure selon les services. Si votre connexion Internet dispose d'un quota limité, pensez à surveiller votre consommation.