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Les rookies Red Bull Rampage 2026 : la nouvelle génération du VTT freeride
VTTistes, riders de slopestyle et freeriders : voici ceux qui feront leurs débuts pour les 25 ans de Red Bull Rampage en 2026, l'événement de freeride le plus fou de la planète.
À chaque édition de Red Bull Rampage, une nouvelle vague de talents débarque, bien décidée à laisser son empreinte sur le terrain désertique et légendaire de Virgin, dans l'Utah. 2026 ne fera pas exception : les rookies forment un mélange de noms bien connus et de freeriders VTT en pleine ascension.
Découvrez les six riders qui vont s'attaquer à des gaps monstrueux et à des lignes de crête en dents de scie pour le 25e anniversaire de Red Bull Rampage.
01
Kade Edwards
Freeracer dans l'âme, Kade Edwards allie vitesse et style en toute décontraction. Le Britannique est aussi à l'aise sur une piste de descente qu'en train d'envoyer des tricks. À 26 ans, il fait toujours preuve de créativité sur son vélo, une passion qu'il canalise dans des segments et des vidéos inoubliables.
Sur un deux-roues dès ses deux ans, Edwards a commencé par le BMX avant de passer au trial moto puis au motocross. Il a fini par se mettre au VTT et touche à tous les types de vélos depuis. La variété compte énormément pour Edwards, qui puise son inspiration dans toutes les disciplines, pas seulement dans le VTT.
La compétition lui est venue naturellement, et il a excellé en descente. En 2018, il a décroché la plus haute distinction chez les juniors : le titre de champion du monde UCI de downhill junior. En élite, Edwards a couru six années de plus et s'est fait connaître comme l'un des pilotes les plus fluides de la Coupe du monde.
La compétition n'est qu'une partie du parcours d'Edwards. En dehors des pistes, il apprend sans cesse de nouveaux tricks, réinterprète des modules et imagine de nouvelles vidéos. En 2022, il a partagé l'affiche avec Brandon Semenuk dans le superbe Parallel 2. Il a aussi participé aux Whip-Offs et au Speed and Style de Crankworx, ainsi qu'à Red Bull Hardline.
En 2024, il s'est éloigné de la Coupe du monde pour se consacrer au freeride. Ce virage lui a libéré du temps pour filmer, et son agenda s'est vite retrouvé blindé. Il a participé au mythique X Games Real MTB, avec une part vidéo qui enchaînait tricks techniques et sauts à la pelle. Il a aussi été à l'affiche d'Anytime, le film d'Anthill, où il a taillé des courbes avec Brage Vestavik dans des pentes d'éboulis d'environ 1 200 m au Chili.
Il aura désormais l'occasion de montrer son talent à Red Bull Rampage, un événement qui lui permettra d'exprimer pleinement sa créativité.
02
Connor Gallart
Comme les légendaires Aptos Post Office Jumps, en Californie, étaient installés de l'autre côté de la rue, Connor Gallart était destiné au freeride. Aujourd'hui âgé de 27 ans, il fait parler ses talents en slopestyle et en dirt jump.
Doté d'un style entre slopestyle et big mountain, l'Américain a tapé dans l'œil avec sa vidéo de candidature pour Red Bull Rampage. Dans celle-ci, il ride avec aisance des modules de l'édition de l'an dernier. « Lire certaines sections d'une ligne et les assembler, c'est un processus jouissif qui me donne une énorme banane », confie-t-il.
Alors que son premier contact avec le freeride était fait de sauts de fortune en contreplaqué, Gallart est devenu accro à la discipline dès ses 7 ans. Quatre ans plus tard, sa mère lui a offert un vélo de cross-country, qu'il a transformé en vélo de dirt, et il s'est vite retrouvé encadré par une foule de riders venus en Californie pour assister à ses sauts.
« Il y avait tellement de pros talentueux de passage qu'il est difficile d'en citer seulement quelques-uns. Les frères McCaul, Ryan Howard, Alex Reveles, Kyle Jameson, Greg Watts, Andrew Taylor et bien d'autres, qui venaient du monde entier pour rider les sauts », se souvient-il.
Avec le temps, Connor s'est essayé au slopestyle et a participé à quelques compétitions de dirt jump, mais ça ne lui plaisait pas. Après le lycée, il a mis le vélo de côté et s'est engagé dans les garde-côtes américains en 2019. Finalement, cette expérience lui a fait réaliser à quel point le vélo lui manquait.
03
Mikayla Parton
Quand Mikayla Parton se fixe un objectif, elle va jusqu'au bout. L'an dernier, elle s'était donné pour but de participer à Red Bull Rampage, et sa persévérance a payé. Forte de son expérience en Coupe du monde et de son amour pour les gros sauts, elle compte allier vitesse et style dans le désert.
Installée aujourd'hui au pays de Galles mais née en Écosse, Parton n'a pas vraiment foncé vers le VTT, puisqu'elle n'a commencé à rouler qu'à 18 ans. Ayant grandi dans les Highlands écossais, elle passait ses hivers à la montagne, à skier et à travailler comme monitrice.
Le VTT lui est pourtant venu naturellement grâce à son passé de skieuse. « J'ai adoré dès que j'ai commencé », explique-t-elle. Avec la mythique piste de Coupe du monde de Fort William à deux pas de chez elle, elle a vite rêvé de dévaler ce tracé engagé et de prendre tous ses sauts.
La DH en compétition est venue ensuite, et elle a progressé sur le circuit de la Coupe du monde en 2019. Parmi ses plus beaux souvenirs : courir à domicile, à Fort William, et décrocher la cinquième place aux Championnats du monde 2020 à Leogang. Ses années de course ont été la première étape vers le freeride. « On roule sur beaucoup de pistes, et on roule tellement, qu'on accumule énormément d'expérience sur des terrains et dans des conditions très variés », explique-t-elle.
En 2025, Parton a quitté la Coupe du monde : à 29 ans, elle voulait plus de temps pour apprendre des tricks et s'attaquer à de nouveaux sauts. Elle a ensuite assisté à sa première Red Bull Hardline, et en est repartie avec une idée en tête : « Je veux faire ça. » L'année suivante, elle est revenue à Red Bull Hardline en Tasmanie pour y concourir, et en est repartie avec le prestigieux prix Rider of the Week.
Red Bull Rampage s'est imposé comme un objectif naturel après la compétition. Elle a toujours aimé regarder l'événement, et quand celui-ci a ouvert une catégorie féminine, c'est devenu un rêve. Après avoir décidé de tourner la page de la course, elle a profité de l'intersaison pour travailler quelques tricks. Direction la fosse à mousse (pour éviter les blessures) où elle a multiplié les répétitions. Trois semaines plus tard, elle posait un backflip au Bike Park de Dyfi.
Ce backflip a été l'un des premiers pas vers Red Bull Rampage. Quelques mois plus tard, elle a pris l'avion depuis le pays de Galles pour Virgin, dans l'Utah, afin de découvrir le terrain et de rider d'anciens modules de la compétition, en gardant soigneusement les images pour monter sa vidéo de candidature.
Désormais prête à disputer sa première Red Bull Rampage, Parton affiche une décontraction évidente et plaisante : « Je dois juste me rappeler que ce n'est pas une course. »
04
Natasha Bradley
De toutes les disciplines vélo que **Natasha Bradley** a pratiquées (BMX, 4X, enduro, DH), c'est le freeride qui l'a le plus tentée. Entre son esprit non compétitif et ses possibilités de ride illimitées, le freeride n'a cessé d'attirer Natasha. « On peut un peu tout faire, des gros sauts ou de la pente technique, et c'est ce qui me plaît vraiment », explique-t-elle. Passée rapidement de spécialiste des courses à freerideuse accomplie, Natasha prend aujourd'hui parmi les plus gros gaps possibles en VTT et adore « envoyer ».
L'histoire de Natasha avec le vélo a commencé sur la piste de BMX locale à huit ans, avec ses premières courses à 12 ans. Elle a couru pendant quatre ans, avant de passer au 4X jusqu'à ses 21 ans. Même si elle adorait le 4X, la discipline était trop confidentielle pour trouver des financements et continuer à courir, elle s'est donc tournée vers la descente. La DH ne la comblait pas autant, alors elle a pris du recul pour se recentrer sur le plaisir. En 2022, elle s'est installée à Queenstown, en Nouvelle-Zélande, véritable paradis du vélo, dans le seul but de rouler autant que possible après le travail. Comme elle le dit : « [Queenstown] est le meilleur endroit où je sois jamais allée. »
Natasha s'est épanouie, et sa quête de plaisir l'a naturellement menée au freeride : elle a participé à son premier grand événement lors du Reece Wallace's Invitational en 2023. La même année, elle a aussi pris part au Dark Horse de Casey Brown et y a remporté le prix « True Blue ». « [Dark Horse] reste l'un de mes événements préférés », confie Natasha. La compétition a réuni certaines des meilleures femmes du freeride et une vague de jeunes talents, créant l'environnement idéal pour que des riders comme Natasha progressent. « Les femmes sont l'avenir du freeride. C'est un fait », affirme-t-elle, en citant la progression observée à Red Bull Rampage, Red Bull Joyride et Red Bull Hardline.
Ce qui avait commencé comme un loisir s'est transformé en une superbe carrière de freeride, et 2026 est sa plus grosse saison à ce jour. Natasha a participé au Natural Selection 2026 après avoir décroché sa place lors de l'épreuve qualificative Dream Ticket. L'un de ses moments préférés : enchaîner les sessions autant que possible, car on n'a pas tous les jours accès à des modules de cette envergure. « Le [dernier jour], j'étais complètement cuite tellement j'avais fait de tours », plaisante-t-elle.
Autre temps fort de la saison : elle a été sacrée Queen of Darkfest et a reçu le prix Best Moment pour être devenue la première femme à passer l'énorme saut Falcon Heavy. Ce saut de 34 m était le petit dernier de la jumpline, et il catapultait les riders au niveau du soleil (ou presque). Natasha n'a pas seulement été la première femme à le passer : elle a aussi aidé les autres filles à le débloquer. Fan du Darkfest depuis une dizaine d'années, elle considère ces distinctions comme parmi ses plus grandes fiertés en VTT.
L'idée de rider à Red Bull Rampage a pris forme quand la catégorie féminine a été créée en 2024. Le terrain avait toujours intrigué Natasha, mais l'idée de concourir est devenue concrète quand elle a vu ses amies se lancer. « C'est génial de vivre à Queenstown, parce que beaucoup des filles [de Red Bull Rampage] viennent y rouler. Rider avec elles puis les regarder en direct, c'était incroyable. » Même si elle adore rider absolument tout, elle espère pouvoir ajouter un couloir bien raide, un lilypad drop et un canyon gap à sa ligne 2026. « Je veux miser davantage sur un parcours naturel, parce que je pense que c'est ce qui mettra le mieux en valeur mes compétences, et ce serait trop cool de construire un canyon gap », explique-t-elle.
05
Kaidan Ingersoll
Les sauts du Highland Mountain Bike Park, dans le New Hampshire, ont posé les fondations de la carrière de Kaidan Ingersoll en VTT. Aujourd'hui, l'Américain originaire de North Yarmouth, dans le Maine, est passé du bike park et des sauts dans son jardin à certains des plus gros modules et sauts de la discipline. Sa fluidité, son contrôle et l'étendue de son répertoire de tricks en font une vraie menace, en slopestyle comme en freeride.
Emmené par son père, Ingersoll a découvert le bike park à quatre ans. Il se souvient très bien d'avoir assisté au Claymore Challenge, une épreuve de slopestyle qui accueillait des vétérans de Red Bull Rampage comme Cam Zink et Brandon Semenuk.
« Ça m'a tout simplement donné envie de rider », raconte-t-il. L'événement l'a profondément marqué et, 17 ans plus tard, Ingersoll fait partie des riders professionnels qui enchaînent les nombreux sauts mythiques de Highland. Il participe au circuit FMB et compte déjà une deuxième place au Crankworx Rotorua Maxxis Slopestyle 2025. Plus tôt cette année, il a remporté le Natural Selection MTB à Queenstown, en Nouvelle-Zélande, avec un run truffé de figures techniques.
« Le shaping est une part énorme de ma carrière, et j'ai côtoyé l'équipe des pistes de Highland toute ma vie », explique-t-il. Aujourd'hui, il participe à la conception de certains modules du park. Il possède aussi son propre spot de sauts chez lui, dans le Maine.
Enfant déjà, il creusait aux côtés de son grand frère, Nate, et c’est toujours le cas aujourd’hui. D'ailleurs, il donnera même un coup de main à Red Bull Rampage. « On a grandi avec ce rêve de creuser ensemble à Red Bull Rampage », confie-t-il.
Se préparer pour Red Bull Rampage, c'est rider tout et n'importe quoi autant que possible. Cette année, il a parcouru le monde entier. Quand il est chez lui, Highland lui offre presque tout ce dont il a besoin : gros drops, step-downs, sauts et lignes techniques. « Pour moi, il s'agit d'avoir un contrôle du vélo optimal et de se sentir super à l'aise dessus. Si je suis à l'aise, je peux débarquer n'importe où et rider », explique-t-il.
Sa liste de souhaits pour Red Bull Rampage : enchaîner un couloir avec un drop ou un step-down. Fort de son expérience en slopestyle, il a aussi hâte de s'amuser avec des tailwhips, des barspins, des supermans et d'autres tricks pendant son run.
06
Paul Couderc
Le Goblin Drop est l'un des modules les plus emblématiques de l'histoire de Red Bull Rampage : un step-down gigantesque avec une réception dans une zone où la chute est interdite. Pour sa vidéo de candidature, Paul Couderc a tenté un caveman sur ce module redoutable, une figure où le rider saute sur son vélo en plein vol.
Même si Couderc n'a finalement pas replaqué la figure, sa tentative en dit long sur son approche du VTT : audacieuse, créative et déterminée. Le rider est connu pour son style engagé et ses premières mondiales, comme le half cab flair, et il compte bien apporter cette énergie dans le désert.
La passion du Français pour les deux-roues a commencé par le motocross, en compétition dès ses quatre ans. Quand il a eu son premier VTT, il ne lui a pas fallu longtemps pour décoller et tenter des tricks. « Mon père m'a construit un saut, et je suis tombé amoureux de ce sport », raconte-t-il.
Couderc s'est lancé dans le slopestyle en s'inspirant des premiers films New World Disorder. Il a trouvé son rythme jusqu'à décrocher la deuxième place à Red Bull Joyride en 2023. Quand il a commencé à se sentir limité par le slopestyle, le freeride a éveillé sa curiosité. « Je peux davantage m'exprimer en freeride. La première fois que je suis venu dans l'Utah, je me suis dit : "C'est ça que je veux faire" », explique-t-il.
En plus de rider, Couderc adore creuser. « Je creuse autant que je roule », dit-il, et le freeride lui est donc apparu comme une évidence. Il y a quatre ans, il a creusé lors de son premier Red Bull Rampage pour Thomas Genon. L'ensemble du processus (l'entraînement, le travail de shaping et la compétition) l'a profondément marqué. « Le matin des finales, je me souviens que j'arrosais l'un des sauts, et j'avais presque les larmes aux yeux tellement j'étais survolté », confie-t-il. En 2024, il s'est fixé pour objectif de rider l'événement, et il s'entraîne et travaille dans ce but depuis.
Sa vidéo de candidature a joué un grand rôle dans sa sélection. Couderc a bourré ce court format de drops, de slashs sur les lignes de crête et de tricks. Au-delà d'être une mixtape solide, la réalisation et le montage ont tout d'un film de VTT. L'un des moments forts : un backflip one-hander plein de style.
« Je suis trop content de mon one-hander flip. Il est inspiré du motocross, et j'ai appris à le faire juste avant de partir filmer dans l'Utah », explique-t-il. S'inspirer d'autres sports est l'une de ses façons préférées de trouver de nouvelles idées, et il espère montrer sa palette de compétences unique lors de sa participation à Red Bull Rampage.
Pour suivre Red Bull Rampage, rendez-vous du 8 au 10 octobre sur Red Bull TV.
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