Romy Rose rappe pendant le tournage de Red Bull Spinner au Red Bull Studio.
© Apolline Cornuet
Musique

Rencontre avec Romy Rose

Red Bull Spinner : quatre jeunes artistes vous emmènent dans leur spirale musicale.
Écrit par Genono
Temps de lecture estimé : 5 minutesPublished on
Le rap français vit une ère particulièrement riche depuis cinq ans : certifications en pagaille, stades remplis, artistes ultra-populaires… Si la concurrence est rude, le nombre d’auditeurs en constante augmentation permet aux artistes de se faire connaître. Pour pousser ces profils prometteurs à émerger, Red Bull agit comme un levier en organisant une rencontre humaine et artistique entre quatre d’entre eux : Red Bull Spinner.
Romy Rose, Di-Meh, Joysad et SLK ont tous des profils très différents mais partagent en commun l’amour de la musique et un certain talent pour se démarquer. Réuni au Red Bull Studio, le quatuor a enregistré un titre énergique et puissant, sur une production aux accents drill de TBC.

Présentation

  • Pseudo : Romy Rose
  • Explication du nom : Romy est son vrai prénom, le rose correspond à son côté « très girly »
  • Âge : 26 ans
  • Localisation : Après avoir vécu à Los Angeles, elle est aujourd’hui basée en banlieue parisienne
Portrait de la rappeuse Romy Rose pour Red Bull Spinner.

Romy Rose pour Red Bull Spinner

© Apolline Cornuet

Les débuts

Romy est le type d’artiste qui n’a jamais envisagé d’autre voie que la musique : « depuis que je suis petite, j’ai toujours voulu chanter. Ça a toujours été mon but, je ne me voyais pas faire autre chose ». Déterminée à vivre de sa passion, elle s’applique tout de même à rester bonne élève, même si ses motivations sont biaisées : « la musique était ma priorité, je suis allée à la fac pour mes parents ». Avec ce seul objectif en tête, elle s’envole alors vers les États-Unis où elle s’installe pendant deux ans. « J’ai travaillé avec des producteurs américains, avec Roc Nation, le label de Rihanna, avec des compositeurs importants comme Stargate, DJ Mustard. À l’époque où j’y étais, c’était vraiment les compositeurs du moment ».
Pendant ses deux ans d’exil, Romy Rose se fait des contacts, progresse et affine sa proposition artistique. « Mon ami, qui est devenu mon producteur, m’a proposé de travailler avec moi si je revenais en France. Comme il avait beaucoup avancé de son côté, notamment avec Aya Nakamura ou Fally Ipupa, je me suis dit pourquoi pas. Je suis donc revenue et on a commencé à travailler sur un projet ensemble ». Encore en développement, elle est loin d’être satisfaite de son statut actuel, du moins « pas avant d’avoir tout décroché ». Son objectif actuel est d’être numéro 1.

Ses influences

À l’image de son parcours, dans lequel les États-Unis occupent une place importante, les influences artistiques de Romy Rose se trouvent majoritairement outre-Atlantique : « j’écoute beaucoup de musique américaine. Ça me parle en termes de style. Quand j’ai vécu là-bas, je m’en suis beaucoup inspiré, parce que je trouve que ça me correspond complètement ». Les artistes qui ont le plus pesé sur la construction de son univers musical sont orientés pop/reggaeton, avec un pied dans l’univers du rap : Rihanna est le modèle le plus évident mais Doja Cat, Cardi B ou Saweetie sont également citées. « J’ai essayé de garder leur style en revenant en France mais en l’adaptant parce que c’est un pays différent ».

Son morceau-phare

En pleine évolution artistique, Romy Rose a marqué une pause de six mois entre septembre et février. « L’objectif était de me recentrer et m’impliquer plus dans l’écriture. Jusque-là, j’avais tendance à déléguer ». Le résultat, c’est « Joli chéri », un single efficace en feat avec Negrito, publié le jour de la Saint-Valentin. « C’est le premier morceau sur lequel j’ai pratiquement tout écrit, j’ai fait les mélodies. C’est un morceau qui me correspond vraiment, c’est vraiment moi ». Un clip ambitieux est tourné, et surtout, le morceau prend sur TikTok, une plateforme devenue incontournable pour toucher un public large.
La rappeuse Romy Rose en pleine performance pendant le tournage de Red Bull Spinner au Red Bull Studio.

Romy Rose en pleine performance au Red Bull Studio

© Apolline Cornuet

Le freestyle

Romy évolue dans un registre très différent des trois rappeurs présents aujourd’hui. Axée sur le chant et la mélodie, elle n’a pas le bagage d’un artiste rôdé à l’art du freestyle : « c’est un exercice nouveau, le fait d’écrire un truc et de le chanter directement derrière, c’est quelque chose que je n’avais jamais fait ». Avec un texte inédit, écrit précisément à l’occasion de ce onzième épisode de Red Bull Spinner, la chanteuse se confronte à une vision différente de la musique. Elle apprécie pourtant de pouvoir exploiter son style : « ça me dérange pas d’être différente je trouve ça cool ». Le prod proposée par TBC fait elle aussi le lien entre rap et chant, en étant plutôt mélodieuse malgré sa rythmique drill. Romy Rose n’est donc pas prise au dépourvu : « ça change mais mon dernier single est un peu dans ce registre, ça correspond bien à mon actu ».

La suite

Ces derniers mois, Romy Rose a modifié ses méthodes de travail, prenant notamment la main sur l’écriture de ses textes. Cette évolution artistique accompagne sa progression médiatique. Encore en développement, sa carrière a pris un bon tournant. Pour appuyer cette réussite naissante, un featuring avec Bolemvn est prévu, avant la sortie d’un projet intitulé « Vénus ». Il s’agira d’un EP qui devrait voir le jour dans le courant de l’année 2022.