Le joueur de tennis Carlos Alcaraz, sur la terre battue de Roland-Garros, avant de soulever la Coupe des Mousquetaires.
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Tennis

Les matchs qui ont marqués l’histoire de Roland-Garros

À travers les époques, des centaines de joueurs ont foulé la terre battue de Roland-Garros. Parmi eux, certains ont offert un spectacle qui est ancré dans l'histoire du Grand Chelem parisien.
Écrit par Enzo Brûlé
Temps de lecture estimé : 16 minutesUpdated on

Quels sont les matchs historiques de Roland-Garros ?

Roland-Garros n'est pas seulement un tournoi de tennis — c'est une fabrique de légendes. Depuis plus d'un siècle, la terre battue de la Porte d'Auteuil a été le théâtre de matchs qui l'ont marqué au fer rouge : des retournements impossibles, des exploits défiant les pronostics, des finalistes qui ont pleuré face à des champions inattendus qui ont fait hurler 15 000 spectateurs.
Parmi tous ces moments, certains reviennent systématiquement dans tous les classements, dans toutes les conversations entre passionnés. Voici 15 des matchs les plus marquants de l'histoire de Roland-Garros — ceux qui font consensus parmi les historiens du tennis et les observateurs du circuit — sélectionnés pour trois critères : leur enjeu historique, leur scénario renversant, et leur qualité de jeu exceptionnelle. En attendant de voir ce que Matteo Berrettini nous réserve pour l'édition 2026.

Yannick Noah - Mats Wilander (Finale, 1983)

Un match devenu légende pour les français. Pour sa finale, Yannick Noah affronte Mats Wilander, le suédois tenant du titre.

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Le matin même, Noah remarque la Une du journal L’Équipe, titrée “50 millions de Noah”. Signe d’un engouement national pour non seulement le match, mais aussi sa star.
Sous un soleil estival, le Français met en place son jeu face à un Wilander qui n’est pas un piège. Il n’a besoin que de trois sets, et deux balles de titre pour entrer dans l’histoire. C’est terminé, Yannick Noah est champion de Roland-Garros, à domicile.
Après avoir respecté le protocole et salué son adversaire du jour, Noah court vers sa famille et son entraîneur, Patrice Hagelauer. Tout le court Philippe-Chatrier ressent la joie du vainqueur et c’est Marcel Bernard, désormais avant-dernier champion français de Roland, qui lui donne la coupe.
Noah aura donc battu Lendl et Wilander, les deux grands du tournoi dans les années 80. Au palmarès, il est le seul à avoir inscrit son nom entre ces deux légendes entre 1982 et 1988.
Quotation
"Ce titre m'appartient, mais il appartient aussi à tout le peuple français."
Yannick Noah, après sa victoire en 1983
Score : 6-2, 7-5, 7-6

Carlos Alcaraz - Jannik Sinner (Finale, 2025)

La rivalité moderne, celle qui a définitivement enterré l’ancien top 3. Cette finale 2025 a un record, la plus longue de l’histoire du Grand Chelem parisien : 5 heures et 29 minutes.
La rencontre était attendue, tant les deux dominent le tennis mondial. L’Espagnol est vu comme le successeur prédestiné de Rafael Nadal — rien que ça. L’Italien lui, a fait passer le tennis comme le sport numéro 1 dans un pays ou le calcio était roi.
Dès les premiers échanges, les tribunes ont vite compris qu’elles allaient assister à une grande finale. Alcaraz s’emploie, Sinner résiste et c’est lui qui prend l’avantage. L’Espagnol entrevoit la Coupe des Mousquetaires s’envoler, sans pour autant baisser les bras.
Alcaraz remonte jusqu’au cinquième set, et au mental, il vient s’imposer dans une finale qui n’aura jamais donné envie de quitter son canapé pour aller chercher à manger. Sinner est — logiquement — déçu mais à démontré au monde du tennis que Carlos Alcaraz n’est pas invincible sur terre battue.
Score : 4-6, 6-7, 6-4, 7-6, 7-6

Michael Chang - Ivan Lendl (Huitième de finale, 1989)

Durant l'édition 1989, le tchèque Ivan Lendl est numéro un mondial et a remporté 36 de ses 38 derniers matchs. Une domination qui lui a valu d’être sacré à l’Open d’Australie en début d’année. Quant à Michael Chang, l’américain n’a que 17 ans mais est un grand espoir du tennis américain.
Le scénario du huitième de finale se déroule comme prévu, Lendl mène deux sets à zéro (6-4, 6-4) lorsque Chang se démène pour emporter le troisième. C’est alors que tout bascule pour le tchèque.
Mené 4-2 dans le quatrième set, il s'énerve après un décision arbitrale et écope d’un jeu de pénalité. Chang sent son corps le lâcher avec des crampes qui le pousse au bord du gouffre. Mais l’américain ne lâche pas et commence à jouer comme s’il avait 40 ans de plus.
La stratégie fonctionne et Ivan Lendl est sans réponse. Arrivé jusqu'au cinquième set, Chang connaît un nouveau coup de fatigue, qui l'amène presque à abandonner. Il ne s'assoit plus entre les changements de côté. À 4-3 et 15-30 en sa faveur, il dégoupille l'insolence ultime : un service à la cuillère face au numéro un mondial, suivi d'un passing gagnant. Un geste resté dans l'histoire du tennis. Pour terminer le match en beauté, le jeune Américain s'avance jusqu'à la ligne de fond — si près du filet adverse que Lendl, déstabilisé, commet une double faute sur balle de match. Jeu, set et match. Chang remportera le tournoi quelques jours plus tard, devenant à 17 ans le plus jeune vainqueur masculin d'un Grand Chelem, record toujours en vigueur aujourd'hui.
Score : 4-6, 4-6, 6-3, 6-3, 6-3

Robin Söderling - Rafael Nadal (Huitième de finale, 2009)

Peut-être le huitième de finale le choquant de l’histoire de Roland-Garros. La victoire du suédois Söderling face à Rafael Nadal.
Petit retour dans le passé : trois semaines avant, à Rome, l’espagnol met 6-1, 6-0 à ce même Robin. Mais à Paris, Söderling va faire sa loi avec des services à 220 km/h et des balles puissantes. Il gagne le premier set avant d’être rejoint par Nadal au score.
Mais l’Espagnol est mal en point, et son tennis s’en ressent. 59 fautes directes et Söderling en profite pour sortir sa panoplie de la balle jaune. Il inflige à Nadal la première de ses trois petites défaites sur les courts oranges de la capitale.
Score : 6-2, 6-7, 6-4, 7-6

Roger Federer - Novak Djokovic (Demi-finale, 2011)

Avant cette demi-finale, Novak Djokovic est sur une série de 41 victoires. Roger Federer, lui, court après un deuxième Roland.
Si le suisse était déjà annoncé sur le déclin, il a joué ce jour-là sa meilleure partition sur terre battue. L’intensité du premier set correspond à sa durée : 70 minutes de folie. Les deux joueurs multiplient les coups gagnants, qui fusent sous un grand soleil parisien.
C’est finalement le serbe qui est le premier à montrer des signes de fatigue. Il lance les bras au ciel, rigole ironiquement comme à son habitude. Il finit par réagir dans le troisième set et se relance dans le match.
Alors que la nuit commence à tomber, à l’aube du cinquième set vers lequel les joueurs se dirigent, Federer reprend les commandes. Il conclut le match d’une durée de 3h39 d’un ace, et se qualifie pour la finale.
Quotation
"Ce n'est pas l'anniversaire de Rafa aujourd'hui ? Peut-être que je lui ai fait un beau cadeau."
Roger Federer, après la demi-finale 2011
Nadal a bel et bien profité de cette offrande en gagnant Roland-Garros deux jours plus tard, face au suisse.
Score : 7-6, 6-3, 3-6, 7-6

Steffi Graf - Martina Hingis (Finale, 1999)

Toutes les finales ne se jouent pas sous un beau temps. Ce 5 juin 1999, Steffi Graf joue son dernier match à Roland-Garros face à la numéro 1 mondiale Martina Hingis, 18 ans et déjà vainqueure de l’Open d’Australie.
Retardée à cause de la pluie, le match commence comme attendu. Hingis déroule, mais montre des signes d’agacement et récolte un avertissement pour avoir brisé sa raquette.
Au cours du deuxième set, à 2-0, la Suissesse renvoie un coup droit, qui est annoncé faute. L’arbitre Anne Lasserre-Ullrich descend pour vérifier la marque avec sa juge de ligne. Les deux femmes ne retrouvent pas la trace de la balle, alors le règlement prévoit de garder la décision initiale. Sauf que ça ne plaît pas à Hingis, qui demande à rejouer le point et traverse le court pour inspecter elle-même l’impact, chose interdite.
Elle écope d’un point de pénalité supplémentaire et se retrouve près de la disqualification. Le public français est contrarié et le démontre, alors qu’il affichait déjà son soutien à son adversaire allemande.
Le niveau de la finale s’élève, et c’est Graf qui emporte le deuxième set. Au retour d’une pause toilettes avant le troisième, Graf est ovationnée, Hingis conspuée. La jeune suisse résiste mais ses nerfs sont mis à rude épreuve.
Menée 5-2, elle tente un service à la cuillère pour enlever une première balle de match, qui fonctionne mais pas pour une deuxième. Elle réclame deux balles de service, sous des sifflets assourdissants. Hingis doit même monter sur la chaise de Lasserre-Ullrich pour se faire entendre, mais n’obtiendra pas gain de cause. Elle s’inclinera au bout de 2h24 d’une finale devenue un cirque à ciel ouvert.
Score : 4-6, 7-5, 6-2

Andre Agassi - Andreï Medvedev (Finale ,1999)

Cette finale n’est pas seulement pour son match, mais aussi pour toutes les histoires à côté, celles qui font la beauté du sport.
Pour les observateurs, Agassi ne gagnerait jamais les Internationaux de France. Il a perdu deux finales consécutives en 1990 et 1991, en tant que favori. 8 ans plus tard, il n’allait pas le faire, surtout que l’américain n’est pas dans la forme de sa vie.
Mais le destin lui offre une nouvelle chance, une nouvelle finale. À nouveau favori face à l’ukrainien Medvedev, il a le poids de son histoire au-dessus de lui. Au point d’être mené deux sets à zéro et proche de perdre rapidement la finale. Mais au lieu de se morfondre, il décide de prendre tous les risques.
Le niveau s’inverse alors que Medvedev change son jeu et laisse Agassi remonter. L'américain finit par triompher, et complète enfin sa collection de Grands Chelems. Medvedev avouera par la suite qu’il était proche d’arrêter le tennis deux mois plus tôt suite à une blessure au poignet. Agassi lui-même l’avait convaincu de continuer.
Score : 1-6, 2-6, 6-4, 6-3, 6-4

Steffi Graf - Monica Seles (Finale, 1992)

Roland-Garros a été témoin de l'apogée d'une des grandes rivalités du tennis féminin. Après un Grand Chelem calendaire doré en 1988 et un Petit Chelem en 1989, Steffi Graf a vu émerger Monica Seles, qui l'avait battue en finale du tournoi français en 1990. En 1992, Monica Seles arrive avec déjà 5 titres du Grand Chelem et une domination absolue : elle a remporté 4 des 5 derniers Majeurs. La finale s'annonçait grandiose.
Les spectateurs voient une opposition de style où Monica Seles prend rapidement les devants et impose son rythme. Graf répond et arrive au troisième set, celui qui a marqué les esprits.
1h30 et 18 jeux pour un seul set. Steffi Graf, imperturbable, sauve quatre balles de match à 3-5, avant de faire 4-5 puis 8-8 sur un passing de revers d'anthologie. Monica Seles revient finalement à bout de la défense allemande pour s'imposer 10-8. Eurosport qualifie cette finale de "peut-être le plus beau match en termes de qualité pure de l'histoire du simple dames à Roland-Garros". Seles elle-même a décrit ce match comme "le plus émotionnel de toute sa carrière".
C'est son troisième Roland-Garros consécutif pour Monica Seles, le dernier. Un an avant de voir sa vie et sa carrière basculer à Hambourg, où un homme la poignarde lâchement dans le dos lors d'un tournoi.
Score : 6-2, 3-6, 10-8

Ivan Lendl - John McEnroe (Finale, 1984)

Une finale, deux styles différents. Le premier sacre d’Ivan Lendl en Grand Chelem, le cauchemar de John McEnroe.
Durant les deux premiers sets, l’américain a la réussite de son côté. Pour les spectateurs, il n’y a plus de doutes, McEnroe va prendre le tournoi qui lui a toujours résisté. Sauf que parfois, le destin s'y mêle et tout va dérouter.
À 2-2 au troisième set, il mène 40-0 sur le service du tchèque. Il ne marquera aucune de ses balles de break. Au quatrième set, il gâche deux occasions d’augmenter l’écart, et se fait recoller au score.
Cinquième et dernier set, Lendl profite de toutes les occasions de gagner. Le tchèque devient champion en signant le dernier break à 6-5. McEnroe est terrassé et ne verra jamais la Coupe des Mousquetaires à son palmarès.
Score : 3-6, 2-6, 6-4, 7-5, 7-5

Gaston Gaudio - Guillermo Coria (Finale, 2004)

Une finale fratricide entre deux argentins, la dernière avant qu’un espagnol débarque pour terroriser le tournoi. Gaston Gaudio est 44e mondial, Guillermo Coria est 3e est part largement favori, tant il est à l’aise sur terre battue.
Au milieu du troisième set, Coria mène les débats et n’est plus qu’à deux jeux de conclure. Le public décide de lancer une ola, qui changera totalement la suite de la finale.
Gaston égalise dans le set à 4-4, et Coria se plaint de crampes douloureuses. Le kiné lui permet de revenir pour un cinquième set, où il s’inclinera alors qu’il avait deux balles de tournoi.
Ce n'était pas la finale la plus spectaculaire ou la plus connue, il n'empêche que Gaston Gaudio, 44e mondial, remporte un Grand Chelem avec la joie d'un enfant qui vient de recevoir une console à Noël. Il devient ainsi le premier joueur de l'ère Open à s'adjuger un Grand Chelem en sauvant des balles de match en finale — exploit unique depuis 1936.
Score : 0-6, 3-6, 6-4, 6-1, 8-6

Chris Evert - Martina Navratilova (Finale, 1985)

Peut-être le plus beau match féminin jamais disputé sur la terre parisienne, selon Eurosport et plusieurs médias spécialisés. En 1985, Martina Navratilova vient d'enchaîner quatre Grand Chelems consécutifs et a battu Chris Evert 13 fois de suite — une domination quasi totale. Sur la surface lente de Roland, Chris Evert trouve les ressources pour renverser la tendance dans un troisième set époustouflant. Menée 0-40 à 5-5, Evert sauve sa mise en jeu et breake Navratilova sur un passing de revers foudroyant. "Les deux plus grands jeux de l'histoire du tennis féminin", selon le commentateur Bud Collins sur le moment — un verdict que les experts maintiennent 40 ans plus tard.
Score : 6-3, 6-7, 7-5

Jennifer Capriati - Kim Clijsters (Finale, 2001)

Un come-back au scénario de film. Jennifer Capriati, revenue de la délinquance et de l'alcool pour remporter l'Open d'Australie quelques mois plus tôt, est dominée lors du premier set avant de renverser une Kim Clijsters de 18 ans qui n'avait rien à perdre. Capriati arrache les deux derniers sets avec une détermination absolue face à une Clijsters qui rivalise en puissance et en qualité de frappe — "c'était d'une extraordinaire intensité, c'était presque ma vie que je défendais", dira Capriati. Le troisième set (12-10) reste le plus long set final de l'histoire d'une finale dames à Roland-Garros. Sean Connery était dans les tribunes pour assister à cette résurrection tennistique. Clijsters, elle, devra attendre 2005 et l'US Open pour glaner son premier Grand Chelem.
Score : 1-6, 6-4, 12-10

Rafael Nadal - Paul-Henri Mathieu (3e tour, 2006)

4 heures et 53 minutes. C'est la durée de ce troisième tour resté dans les annales comme le plus long match en quatre sets de l'histoire des Grands Chelems. Nadal, alors en route vers son deuxième titre consécutif à Roland-Garros avec 55 victoires consécutives sur terre battue, est bousculé comme jamais par un Paul-Henri Mathieu déchaîné sur le Philippe-Chatrier. Le Français arrache le premier set, sauve 21 balles de break sur 29 tout au long du match, et fait trembler l'Espagnol pour la première fois dans ce tournoi. Il quittera le court en larmes, sous une ovation debout. Nadal, lui, avouera que c'était la première fois qu'il avait vraiment souffert à Paris.
Score : 5-7, 6-4, 6-4, 6-4

Rafael Nadal - Novak Djokovic (Demi-finale, 2013)

55 jeux, 4 heures et 37 minutes, une tension permanente. Nadal sert pour le match avec deux sets d'avance, Djokovic revient, force le cinquième. Les deux monstres s'affrontent point par point jusqu'à 7-7. Un toucher de filet de Djokovic sur un point crucial change le cours du match. Nadal s'impose 9-7 au cinquième. Souvent présenté comme le plus grand match masculin de l'histoire de Roland-Garros avant la finale 2025, cette demi-finale reste une référence absolue de la rivalité Nadal-Djokovic.
Score : 6-4, 3-6, 6-1, 6-7, 9-7

Fabrice Santoro - Arnaud Clément (1er tour, 2004)

Ce n'est pas l'affiche la plus glamour, mais c'est le match le plus long de l'histoire de Roland-Garros : 6 heures et 33 minutes, disputé sur deux jours. Un premier tour entre deux Français — Fabrice Santoro et Arnaud Clément — qui restera dans les livres d'histoire pour son marathon d'endurance et son scénario ahurissant. Santoro et Clément se rendent coup pour coup sur deux jours, dans une bataille d'usure qui dépasse toutes les normes. Le cinquième set à lui seul (16-14) symbolise tout ce que le tennis peut avoir d'épique et de cruel — Santoro s'imposant finalement 16-14 au terme d'un set qui a duré plus longtemps que certains matchs entiers.
Score : 6-4, 6-3, 6-7, 3-6, 16-14
Roland-Garros n’a pas seulement quinze grands matchs dans son histoire, mais ceux-là ont une saveur particulière. L'édition 2026 est prometteuse et peut-être que Matteo Berrettini enflammera les courts.

FAQ

Quand commence Roland-Garros 2026 ?

L'édition 2026 des Internationaux de France démarre le 18 mai et s'achèvera le 7 juin.

Quel a été le match le plus long au tournoi de Roland-Garros ?

Le match entre Fabrice Santoro et Arnaud Clément en 2004 est le match le plus long à Roland-Garros, avec 6h33 étalés sur deux jours. Pour la finale, c'est celle de 2025 entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, 5h29.

Quel est le match le plus surprenant de Roland-Garros ?

La victoire de Robin Söderling contre Rafael Nadal en 2009 reste l'un des plus grands chocs de l'histoire du tournoi : c'était la première défaite de Nadal sur la terre battue parisienne, après 31 victoires consécutives.

Quel est le plus grand exploit d'un joueur français à Roland-Garros ?

La victoire de Yannick Noah en finale 1983 face au tenant du titre Mats Wilander reste à ce jour le dernier titre d'un joueur français en simple messieurs à Roland-Garros.

Qui a gagné le plus de fois Roland-Garros ?

C'est l'Espagnol Rafael Nadal, avec 14 titres, qui a gagné le plus de Roland-Garros. Le Taureau de Manacor possède le record du nombre de Grands Chelems uniques gagnés.

Combien de fois Djokovic a-t-il été vainqueur à Roland-Garros ?

Novak Djokovic a remporté 3 fois les Internationaux de France (2016, 2021, 2023).

Quelle est la finale la plus spectaculaire de Roland-Garros ?

Plusieurs finales se disputent ce titre : Seles - Graf (1992) avec son 3e set en 18 jeux (10-8), Gaudio - Coria (2004) où le 44e mondial bat le 3e en sauvant des balles de match, et Alcaraz - Sinner (2025) avec ses 5h29 et trois balles de match sauvées.

Quel est le come-back le plus incroyable de Roland-Garros ?

Deux come-backs dominent les classements : le retournement de Michael Chang contre Lendl en 1989 (mené 2 sets à 0, crampes, service à la cuillère) et celui de Carlos Alcaraz contre Jannik Sinner en 2025 (3 balles de match sauvées au 4e set, victoire au 5e en 10-2 au tiebreak).