F1
Classement F1 2026 : 5 choses à savoir avant la seconde partie de saison
Avant une deuxième partie de saison chargée, voici les 5 enseignements du classement du championnat du monde de Formule 1 2026, et ce qu'ils annoncent pour la suite.
La saison 2026 de Formule 1 est l'une des plus disputées de ces dernières années. La bataille pour le titre comme celle du milieu de tableau ont rarement été aussi serrées, les évolutions techniques ont complètement rebattu la hiérarchie, et la deuxième moitié du calendrier s'annonce particulièrement chargée. Quel impact tout ça va-t-il avoir sur la suite de la saison, à commencer par le Grand Prix des Pays-Bas ?
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Le classement pilotes n'a jamais été aussi ouvert
Autant le dire tout de suite : la bataille pour le titre 2026 est un vrai chaudron. Kimi Antonelli (Mercedes) a raflé cinq des six premiers Grands Prix de la saison avant de connaître un coup de mou sur les cinq suivants, pendant que la concurrence remontait en flèche. Résultat : le haut du classement F1 2026 est plus resserré qu'il ne l'a été depuis longtemps, et rien ne dit que ça va se calmer d'ici la fin de l'année.
Juste avant le Grand Prix des Pays-Bas 2025, 133 points séparaient le premier du cinquième au classement. Cette année, seuls 127 points séparent les sept premiers pilotes. Antonelli a beau compter 50 points d'avance sur son poursuivant direct, il n'y a que 60 points entre Lewis Hamilton, deuxième, et Max Verstappen, sixième.
Avec Lando Norris, Lewis Hamilton, Charles Leclerc et George Russell qui ont chacun gagné une course sur les cinq derniers Grands Prix, la concurrence de Mercedes reprend clairement des couleurs. La seconde partie de saison promet donc d'être encore plus disputée.
Jeunes pousses et pilotes chevronnés tirent d'ailleurs tous leur épingle du jeu. Les résultats d'Antonelli confirment le talent du jeune pilote, mais Lewis Hamilton a lui aussi frappé un grand coup en signant sa première victoire chez Ferrari, devenant au passage le septième vainqueur le plus âgé de l'histoire de la discipline.
Verstappen n'est pas en reste : ses résultats se sont améliorés crescendo tout au long de la première partie de saison. Interrogé par autosport.com, le pilote Oracle Red Bull Racing a résumé la situation sans détour : « En général, ça a été très compliqué. Quelques bons moments, quelques éclairs de génie aussi, je dirais, mais dans l'ensemble, ça a été dur. »
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Les évolutions techniques changent complètement la donne
S'il y a bien un facteur derrière cette saison à rebondissements, c'est l'impact des évolutions apportées par les écuries sur leurs monoplaces. 2026 a marqué l'entrée en vigueur de changements réglementaires majeurs : les pilotes disposent désormais d'un bouton de boost sur leur volant qu'ils doivent activer avec tactique pour dépasser ou défendre leur position. Un des grands facteurs de compétitivité cette saison vient justement de la capacité des écuries à ajuster leurs réglages mécaniques à mesure qu'elles apprivoisent cette nouvelle réglementation.
Les résultats de Verstappen depuis l'introduction d'un gros package d'améliorations avant le Grand Prix d'Autriche montrent à quel point ces développements peuvent tout changer. Il est monté sur le podium à trois reprises lors des quatre dernières courses, lui qui n'y avait pas mis un pied avant l'Autriche.
McLaren a également confirmé l'arrivée de nouvelles évolutions pour le Grand Prix des Pays-Bas, dans la continuité des changements déjà payants avant le week-end en Hongrie. Lando Norris avait justement remporté cette course, et l'écurie de Woking espère bien enchaîner sur cette lancée.
Si les écuries qui chassent Antonelli continuent de progresser à ce rythme, le championnat pilotes ne va faire que se resserrer encore davantage.
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Oracle Red Bull Racing confirme sa remontée en puissance
Les résultats d'Oracle Red Bull Racing ont continué de grimper sur les cinq derniers Grands Prix avant la coupure estivale. Verstappen a signé l'un de ses meilleurs résultats de la saison en Hongrie avec une deuxième place, mais il n'est pas rassasié. Si cette dynamique se poursuit, il pourrait bien se rapprocher d'Antonelli et des pilotes qui le devancent.
« Il faut d'abord qu'on retrouve de la performance globale. Et ensuite, il faut qu'on règle nos problèmes, ces moments où on perd carrément en performance sur un week-end, voire entre le début et la fin d'une course », a expliqué Verstappen à Autosport.com.
Le Team Principal Laurent Mekies partage ce constat : selon lui, la régularité dans la performance a été le point noir de l'équipe toute la saison, mais il reste positif pour la suite. « C'est sans doute là que se trouve une bonne partie de la marge de progression pour la seconde partie de l'année », a-t-il confié à racingnews365.com.
Verstappen ayant tout juste prolongé son contrat avec Oracle Red Bull Racing jusqu'en 2030, le Grand Prix des Pays-Bas tombe à pic pour décrocher sa première victoire de la saison devant son public.
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Une lutte serrée au cœur du milieu de tableau
Le milieu de tableau est tout aussi disputé, et ça pourrait donner lieu à de sacrées batailles sur la deuxième moitié de l'année. Seulement quatre points séparent Visa Cash App Racing Bulls et Alpine, respectivement cinquième et sixième au classement constructeurs. Haas a 40 points de retard sur Alpine, et Racing Bulls compte 111 points de retard sur Oracle Red Bull Racing : la vraie bagarre du milieu de tableau, c'est donc bien entre ces deux équipes-là.
On vise toujours la perfection opérationnelle
Les deux écuries ont amassé leurs points de manières bien différentes. Les pilotes Racing Bulls ont chacun marqué des points sur cinq des six dernières courses. Chez Alpine, ça a plutôt été des coups d'éclat individuels : la troisième place de Pierre Gasly à Monaco reste le meilleur résultat de la saison, avec 15 points à la clé.
Le Team Principal de Racing Bulls, Alan Permane, s'est montré positif sur la régularité de son écurie ces dernières semaines, expliquant à Formula1.com : « On vise toujours la perfection opérationnelle, et aujourd'hui on n'en était vraiment pas loin », au sortir du Grand Prix de Hongrie.
Arvid Lindblad et Liam Lawson marquent des points ces dernières semaines
© Getty Images/Red Bull Content Pool
Alors certes, Alpine et Racing Bulls ont peu de chances de rattraper les écuries qui les précèdent, mais leur propre duel pour la cinquième place pourrait bien nourrir de belles performances jusqu'à la fin de la saison.
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Une seconde partie de saison plus longue que d'habitude
À cause de changements dans le calendrier en début d’année, la deuxième partie de la saison 2026 est exceptionnellement chargée. Cela veut dire plus de points à aller chercher, mais aussi un calendrier qui va mettre à rude épreuve la récupération et le rythme de développement de toutes les écuries.
11 Grands Prix ont déjà eu lieu, il en reste 12 à disputer. L'an dernier à la même période, 14 courses avaient déjà été organisées, pour seulement 10 restantes. Les courses vont s'enchaîner à un rythme soutenu, le Grand Prix des Pays-Bas étant le dernier à bénéficier d'une semaine de battement de chaque côté.
De quoi tester l'endurance des équipes et des pilotes, avec en prime le retour de circuits moins familiers. Les écuries pourront-elles continuer à sortir des packages qui font mouche ? Et les pilotes tiendront-ils le rythme sur un calendrier aussi dense ?
Suite au report de l'épreuve en début de saison, la Malaisie va accueillir le Grand Prix de Bahreïn sur le circuit de Sepang International. Verstappen est le dernier pilote à avoir gagné en Malaisie, lors du dernier passage du championnat sur ce circuit en 2017.
Au fil de la saison, on y verra plus clair sur qui terminera champion du monde. Mais une chose est sûre : cette première partie de saison a déjà de quoi faire de 2026 l'une des années les plus disputées de ces dernières saisons.