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Trois semaines, 21 étapes et plus de 3 300 km après le Grand Départ de Barcelone, le Tour de France 2026 s'est refermé sur un sprint final complètement fou sur les Champs-Élysées. Tadej Pogačar y a décroché son 5e sacre, rejoignant Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain au terme de l'édition la plus rapide de l'histoire de la Grande Boucle. Mais derrière cette nouvelle démonstration du Slovène, Red Bull – BORA – hansgrohe peut quitter Paris avec de nombreux motifs de satisfaction : deuxième place au général, deux victoires d'étape signées Remco Evenepoel et la conviction, de plus en plus solide, que son projet Grand Tour sur le long terme avance dans la bonne direction.
Des débuts très naturels d'Evenepoel sous ses nouvelles couleurs à la montée en puissance continue de Florian Lipowitz, l'un des talents les plus prometteurs du cyclisme actuel : voici les principaux enseignements de cette édition du côté de Red Bull – BORA – hansgrohe.
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L'ère Remco est arrivée
Quand Red Bull – BORA – hansgrohe a fait signer Remco Evenepoel avant la saison 2026, les attentes autour du Belge étaient énormes. Après son premier Tour de France sous ses nouvelles couleurs, il semble qu'elles étaient justifiées.
Avant même le départ, l'équipe avait annoncé qu'elle bâtirait sa campagne sur le Tour autour de la complémentarité entre Evenepoel et Florian Lipowitz, présentés comme des « ailiers » censés apporter davantage de flexibilité tactique au collectif, une vision devenue très vite réalité. Evenepoel termine deuxième du classement général, décroche deux victoires d'étape mémorables et gère l'une des plus grosses formations du peloton avec une maîtrise étonnante sur trois semaines très exigeantes.
Sa domination dans l'exercice du contre-la-montre reste intacte, mais surtout, il a démontré qu'il pouvait gagner en haute montagne et suivre régulièrement les meilleurs grimpeurs du sport.
Sa victoire épique au sommet du Plateau de Solaison restera sans doute le moment fort de son Tour. Non content de s'appuyer sur sa force légendaire en contre-la-montre, Evenepoel a attaqué sur l'une des arrivées au sommet les plus dures de la course pour signer sa toute première victoire dans une étape de montagne sur la Grande Boucle.
« Gagner une grande étape de montagne sur le Tour de France a toujours été l'un de mes plus grands rêves, alors ça représente énormément pour moi », a-t-il confié après la ligne d'arrivée.
Autre point marquant : l'alchimie entre le coureur et l'équipe a paru évidente dès le premier jour. Que ce soit pour mener l'allure dans les cols ou pour le protéger sur les étapes de transition, Red Bull – BORA – hansgrohe semble avoir construit un groupe capable de tirer le meilleur d'Evenepoel. Bien plus que le lancement d'un projet, ce Tour a l'allure d'une véritable arrivée dans la cour des grands.
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Red Bull – BORA – hansgrohe s'est imposée comme une vraie force en Grand Tour
Grande différence par rapport aux années précédentes : la puissance collective de l'équipe. On n'a plus affaire à une formation qui compte sur des éclairs de génie individuels. Red Bull – BORA – hansgrohe a figuré, du début à la fin, parmi les formations les plus solides de la course. L'une des images marquantes du Tour, c'était de voir sans cesse Evenepoel et Lipowitz gravir les cols encadrés par leurs coéquipiers pendant que les équipes rivales, elles, s'effritaient peu à peu. Jai Hindley, Aleksandr Vlasov, Mattia Cattaneo et le reste du groupe montagne ont répondu présent chaque fois que ça comptait, tandis que Maxim Van Gils s'est offert ses propres moments de gloire en s'illustrant dans les échappées.
Je veux surtout saluer un travail d'équipe incroyable
L'approche du double leadership autour d'Evenepoel et Lipowitz a fonctionné comme prévu, au moins jusqu'à la blessure de l'Allemand, malheureusement contraint à l'abandon sur la 16e étape. Avoir deux coureurs capables de peser sur le classement général a obligé les adversaires à reconsidérer leur stratégie et a offert au collectif une vraie flexibilité tactique tout au long des trois semaines. Même dans la victoire, l'équipe a tenu à souligner cet effort collectif. Au lendemain de la victoire d'étape d'Evenepoel en montagne, le directeur sportif Patxi Vila a parlé de « cerise sur le gâteau d'une performance d'équipe parfaite », en ajoutant : « Je veux surtout saluer un travail d'équipe incroyable. »
Autrement dit, cette édition marque une nouvelle étape dans l'évolution d'une équipe qui donne l'impression de pouvoir remporter les Grands Tours, plutôt que de se contenter d'y participer. Une régularité collective qui tranche avec une édition 2026 par ailleurs disputée âprement sur les autres classements, entre Richard Carapaz au sommet du classement de la montagne et Mads Pedersen vainqueur du maillot vert.
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Evenepoel est devenu un coureur de Grand Tour plus complet
Depuis des années, son explosivité en contre-la-montre est la marque de fabrique d'Evenepoel. Malgré son gabarit menu de grimpeur, le Belge est capable d'envoyer des watts à la manière des costauds qui règnent d'habitude sur la discipline. Ce Tour laisse toutefois entrevoir que son jeu global est passé à un niveau supérieur.
Sans forcément miser sur les secondes gagnées en contre-la-montre pour ensuite défendre dans la montagne, le Belge est allé chercher les grimpeurs sur leur terrain. Sur la terrible montée du Plateau de Solaison, il a répondu à chaque accélération de Tadej Pogačar avant de coiffer le quintuple vainqueur au sprint dans la pente pour signer l'une des victoires marquantes du Tour.
Sa victoire dans le contre-la-montre de la 16e étape est venue rappeler que son arme fatale reste tout aussi tranchante. Avec une moyenne supérieure à 48 km/h sur ce parcours vallonné, il a largement devancé le reste du plateau pour ajouter une nouvelle victoire d'étape à son palmarès. La plus grande évolution, cependant, c'est peut-être sa maturité sur trois semaines.
Il ne s'est presque jamais laissé embarquer dans des attaques inutiles, a bien choisi ses moments et a semblé de plus en plus à l'aise pour gérer un Grand Tour, au lieu de simplement l'attaquer. Aucun doute là-dessus : le travail n'est pas terminé s'il veut battre Pogačar de façon régulière, mais l'écart s'est réduit. Evenepoel ne donne plus l'impression d'un spécialiste qui tente de gagner le Tour, il ressemble désormais à un vrai coureur de Grand Tour complet et polyvalent
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L'avenir de Florian Lipowitz reste extrêmement prometteur
Florian Lipowitz montait en puissance avant une fin prématurée
© Maximilian Fries/Red Bull Content Pool
Le classement final ne rendra pas justice au Tour de Florian Lipowitz, mais cela ne doit pas occulter trois semaines encore une fois très encourageantes. Avant sa blessure, le jeune Allemand s'était de nouveau imposé comme l'un des coureurs les plus solides pour le classement général, capable de suivre les tout meilleurs dans les cols et de confirmer que la révélation de l'an passé (quand il avait décroché le maillot blanc) n'avait rien d'un coup de chance.
Ses performances ont également validé le choix de Red Bull – BORA – hansgrohe de se présenter avec deux vrais leaders. Avoir un autre coureur capable de jouer les premiers rôles au classement général a retiré une part de pression à Evenepoel et offert à l'équipe des options tactiques précieuses tout au long de la course.
Je suis incroyablement fier de mon équipe, qui termine le Tour avec un podium et deux victoires d'étape.
L'ascension de Lipowitz est l'une des grandes réussites de la stratégie long terme de l'équipe. Passé de stagiaire à podium du Tour avant une prolongation de contrat sur la durée, il fait désormais partie de la nouvelle génération de prétendants aux Grands Tours. « Aucun mot ne peut décrire ma déception de quitter le Tour de cette manière. Un immense merci à tous les fans pour leur soutien exceptionnel », a écrit l'Allemand sur Instagram. « Je suis incroyablement fier de mon équipe, qui termine le Tour avec un podium et deux victoires d'étape. Bravo les gars ! »
Son Tour s'est refermé plus tôt qu'il ne l'aurait espéré, bien sûr, mais sa trajectoire continue de pointer résolument vers le haut. Avec un peu plus d'expérience et une nouvelle année de progression, il devrait rester l'un des grands noms des courses par étapes.
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