VTT
Kriss Kyle : le clash
Rider BMX écossais, Kriss Kyle privilégie les lignes les plus radicales. Pour son dernier projet, il a affronté les vieilles pierres du Mont-Saint-Michel… à VTT.
Un travail d’équipe : le réal de la vidéo, Pierre Henni, nous raconte, et l’athlète commente pour vous les photos du projet, signées Teddy Morellec.
« C’était sans aucun doute l’un des moments les plus effrayants de tout le film », dit Kriss Kyle qui a challengé le site à VTT.
Mais l’athlète a fait corps avec le Mont-Saint-Michel : « Je ne suis pas le meilleur pour rouler des passages étroits, sans parler de ma peur du vide... mais bon, il fallait que quelqu’un s’en charge », plaisante Kyle.
De haut en bas
Kriss a roulé dans presque tout le Mont-Saint-Michel pendant le tournage. Ce projet a dû concilier performance inédite et respect d’un site emblématique, grâce à des zones de tournage et des modules pensés pour préserver le lieu et l’expérience des visiteurs.
« C’était incroyable de pouvoir installer quelques rampes au Mont-Saint-Michel pour donner vie à notre vision du riding. Même si nous n’avions pas besoin de grand-chose dans un site aussi parfait pour rouler. »
Sa vision du vélo
À 34 ans, Kriss Kyle s’impose comme l’un des riders BMX des plus créatifs. Il privilégie les projets vidéo et transforme des lieux inattendus en terrain de jeu spectaculaire pour repousser les limites de sa discipline.
Air Kyle
« Il sera difficile de surpasser la sensation de dévaler autant de marches que cet endroit peut en offrir ! », savoure Kriss Kyle, qui est notamment connu pour avoir droppé d’un hélicoptère sur le toit d’un building de Dubaï.
Le réalisateur — Pierre Henni
« Filmer un rider comme Kriss Kyle dans un lieu aussi emblématique que le Mont-Saint-Michel était aussi excitant qu’ambitieux.
Le plus grand défi a été le lieu lui-même. Le Mont-Saint-Michel ne pouvait évidemment pas être privatisé, il fallait donc composer avec un flux de visiteurs et concentrer le tournage très tôt le matin et tard le soir. Les journées étaient longues et demandaient beaucoup d’énergie et d’adaptation aux nombreuses variables.
Ensuite, il y a eu la gestion d’une équipe conséquente qui s’est avérée fluide car j’essaye toujours de m’entourer de personnes de confiance, talentueuses et avec lesquelles j’ai déjà eu l’occasion de travailler.
L’architecture du site représentait également un vrai challenge (particulièrement pour Kriss, même si j’étais aussi concerné) : il fallait imaginer des lignes et des actions variées, sans se limiter aux escaliers ou à du simple roulage. À cela s’ajoutent les contraintes liées à la fluidité de l’enchaînement et les différents liens et transitions entre les lieux et les actions. Effectivement, l’idée étant de donner l’impression d’un seul et même run et de garder l’attention jusqu’au bout. Autre challenge qui peut sembler anecdotique mais en réalité pas des moindres : les goélands ! Ces derniers se sont montrés plutôt agressifs – et beaucoup de membres de l’équipe n’ont pas pu échapper aux fientes.
Le moment qui m’a le plus marqué est le passage de Kriss sur les remparts avant de franchir un second muret, avec le vide juste à côté. Dans ce genre de situation, notre responsabilité est aussi d’évaluer la prise de vue afin de minimiser le danger car chaque tentative de performance supplémentaire augmente inévitablement la prise de risque.
Retrouvez la vidéo de Kriss Kyle au Mont-Saint-Michel réalisée par Pierre Henni (@pierrehenni) sur redbull.com.